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Etrange conception du Fair- ..

Play!

J’ai horreur quand l’actualité me rattrappe comme cela. En effet, après la suspension de Flavio Briatore, je me proposais de faire un billet sur la tricherie en général, et la tricherie dans le sport en particulier. Et voilà que l’actualité me prends de vitesse.
Imaginez un match de handball entre A et B. On joue la dernière minute de la partie, et alors que l’équipe A fonce vers les buts, l’entraineur de l’équipe B fait irruption sur le parquet et bouscule l’attaquante.
Regardez plutôt:

Comme si cela ne suffisait pas, au lieu de la fermer et de se terrer dans son coin, non seulement le triste sire trouve cela drôle et nous montre les chicots dégoûtants de ses attrappe-maniocs pestilentiels là, mais en plus, il déclare tout fier de lui, dans une interview après-match, que c’était la seule facon de sauver son équipe, et que techniquement, c’est ce qu’il fallait faire.

À vous Mesdames, ..

Dédicace Spéciale

Contrairement à certaines personnes ici – dont je couvrirais les noms du manteau du silence – je ne pense pas à vous que le 8 Mars. Permettez-moi donc de vous dédicacer “I am a woman”, de Koko Taylor. Consommez sans modération, et quelques soient les difficultés du moment, puissiez-vous y trouver répit, force et réconfort.

I’m a woman, I’m a rushing wind
I’m a woman, I can cut stone with a pin
I’m a woman, I’m a love maker
I’m a woman, you know I’m an earth shaker

Koko Taylor: Iam a woman

Sorrow, Tears, and Blood

Cette fois-ci, ça se passait en Guinée Conakry. Malheureusement, l’Histoire dans ce coin du monde semble n’être qu’un triste recommencement.

Everybody run run run
Everybody scatter scatter
Some people lost some bread
Someone nearly die
Someone just die
Police dey come, army dey come
Confusion everywhere
Hey yeah!

Seven minutes later
All don cool down, brother
Police don go away
Army don disappear
Them leave Sorrow, Tears, and Blood

[Chorus]
Them regular trademark!

Them leave Sorrow, Tears, and Blood
Them regular trademark
That is why

[Chorus]
Hey yeah!

Everybody run run run…

La la la la
My people self dey fear too much
We fear for the thing we no see
We fear for the air around us
We fear to fight for freedom
We fear to fight for liberty
We fear to fight for justice
We fear to fight for happiness
We always get reason to fear

We no want die
We no want wound
We no want quench
We no want go
I get one child
Mama dey for house
Papa dey for house
I want build house
I don build house
I no want quench
I want enjoy
I no want go
Ah!

So policeman go slap your face
You no go talk
Army man go whip your yansh
You go dey look like donkey
Rhodesia dey do them own
Our leaders dey yab for nothing
South Africa dey do them own

Them leave Sorrow, Tears, and Blood…

Ah, na so
Time will dey go
Time no wait for nobody
Like that: choo, choo, choo, choo, ah
But police go dey come, army go dey come
With confusion

Le monde va mal!

Et quand je dis mal, il faut comprendre vraiment mal. C’est très grave, ce qui arrive.

Rendez-vous compte, jusqu’ici on vivait dans un monde où tout était bien carré, bien défini. D’un côté, on avait les gentils, et on savait tous qui c’est. De l’autre, on avait les méchants, et on savait tous qui c’est. C’était sans équivoque. Quand un méchant disait ou faisait quelque chose, forcément c’était mal. S’il vous disait bonjour dans la rue, ou s’il vous proposait une quelconque aide dont vous aviez besoin, vous pouviez alors hurler à l’infamie sur tous les plateaux télé, et même aller porter plainte sur l’un des motifs quelconque de racisme, d’antisémitisme ou de nazisme, avec la quasi-certitude sinon d’avoir raison, ou du moins d’avoir tout le peuple des bien-pensants derrière vous. De même, si d’aventure un gentil vous faisait une remarque désobligeante sur votre odeur, votre religion ou encore votre présence dans son pays, alors forcément c’était bien. Normal, puisque c’est un gentil. Surtout, il ne fallait pas se plaindre, au risque de passer pour quelqu’un qui se plaint tout le temps pour rien.

Tout allait donc ainsi, lorsque deux des hommes les plus méchants que cette terre ait jamais porté (ne me demandez pas ce qu’ils ont fait, j’ai juste entendu dire ça à la télé), j’ai cité Mouammar Kadhafi et Mahmoud Ahmadinejad, ont défrayé la chronique. Le premier avec son discours à la tribune de l’ONU, le second avec sa réplique à Nicolas Sarkozy. Moi qui regarde les tribulations des politiques d’assez loin, je m’attendais juste à entendre, comme d’habitude, les échos du vacarme des protestations. Mais à ma grande surprise, je découvre au milieu du vacarme des voix dissonantes. Là, des éloges à Kadhafi, et là des acquiescements à Ahmadinejad dans les commentaires, même si beaucoup avouent ne pas être fans à donf.
Bigre!! Cela voudrait dire, quand on y pense, que nos chers démocrates ont tant et si mal fait les choses, que le peuple commence à trouver du bon dans  l’axe du mal. Le monde va mal, que je vous dis!

Au Cameroun, les nouvelles ne sont pas plus réjouissantes. On apprend dans la presse en ligne, que des militaires ont semé la panique dans le quartier Nylon, à Douala. Motif, un collègue aurait été agressé dans le coin, et le malheureux serait hospitalisé dans un état grave. Alors, nos braves militaires descendent dans le quartier, et tabassent tout ceux qu’ils rencontrent sur leur chemin. Dans les médias, La nouvelle passe incognito dans la rubrique des faits divers, et pourtant, je trouve qu’il y a tout de même une limite qui a été franchie dans le non sens. Au départ, les militaires sont sensés protéger les populations. Mais dans la réalité, c’est plutôt difficile de compter sur eux en cas d’attaques de malfrats. Ensuite, on en trouve qui sont complices de ces bad boys à qui ils prêtent leurs armes. Et maintenant,  ils s’en prennent aux populations lorsqu’ils sont victimes.
Je n’arrive toujours pas à comprendre le message qu’ils voulaient passer par cet acte. Est-ce aux populations de protéger les militaires? Ou alors quand on habite le quartier Nylon, c’est qu’on est forcément un gangster? Ou alors il s’agit simplement de farce de l’ordre?

Élu(e)s ..

Du Peuple.

Il y’a quelques temps, j’ai rencontré tout à fait fortuitement un brada originaire de ce que les tanganns ont appellé “l’Angola”. Nous avons un peu divéré et il se trouve qu’il est (aussi) panafricain, très favorable à une langue commune africaine de travail. Ca m’a fait du bien de me rendre compte que certaines idées ne semblent pas farfelues à tout le monde. Enfin bref, *passons*

Il avait un point de vue assez interessant sur le choix de hauts responsables qui ont à charge les affaires publiques (membres du gouvernement, dirigeants d’entreprises publiques, hauts fonctionnaires internationaux, etc..)

Eh bien d’après lui, ne devraient avoir le droit d’occuper ces postes, que ceux qui auraient déjà été élu au moins une fois dans leur vie à un poste électif (conseiller municipal, maire, député, gouverneur, etc).
Parce que comme cela, ils pourraient se targuer d’une certaine légitimité venant du peuple.

En bon camer qui se respecte, toujours prompt à la contestation, j’ai naturellement émis une ‘chtite objection. Déjà que c’est pas facile de trouver des bons, si en plus il faut ajouter des conditions. Eh bien il proposait, comme exception à la règle, que la désignation de ceux qui n’avaient jamais eu de mandats électifs devrait être soumise à l’approbation de l’assemblée, qui est l’émanation du peuple.

Je ne sais pas, mais quelque part, j’ai quand même l’impression que c’est un peu trop de formalités.

En plus, y’aurait-t-il pas une immiscion du pouvoir législatif sur le pouvoir executif? Quoique, l’executif nomme bien des responsables législatifs ou judiciaires lui! Alors pourquoi le legislatif n’aurait-t-il pas droit de véto sur ces nomminations?

La citation du jour

Lorsque vous faites quelque chose et que ça ne marche pas, il faut savoir pourquoi ça n’a pas marché.
Et lorsque vous faites quelque chose et que ça marche, il faut savoir pourquoi ça a marché.

M. Minka, Professeur.

Voici un conseil plein de sagesse que nous avait donné un enseignant, et que je n’ai jamais oublié. Il faut dire qu’il avait mille fois raison, et c’est d’ailleurs en ce sens que Nâzim Hikmet, dans son poème, reproche à son frère d’être plus drôle que le poisson qui vit dans la mer sans savoir la mer.

2 ans déjà!

C’était le 14 septembre dernier. Cela faisait exactement 2 ans que ce petit bout de chou illumine ma vie.

Pour l’occasion donc, j’ai été à sa crèche pour partager son gâteau avec ses petits copains, et c’est là que cette photo a été prise.

Maelys & Dad

Maelys & Dad

PS1: Le 14, c’est la petite, et le lendemain, c’est autour de Dad de tourner une page de plus.

PS2: Peut-être trouverez-vous que le flou n’est pas très artistique, mais j’adoooooore!!

Quelle(s) responsabilité(s) .. (3)

Africaine(s) ?!

Voici ce qu’un ministre des affaires étrangères francais, du nom de Louis de Guiringaud, déclarait dans l’hebdomadaire l’Express (un journal francais, i guess) du 15 décembre 1979:

« L’Afrique est le seul continent qui soit encore à la mesure de la France, à la portée de ses moyens. Le seul où elle puisse encore, avec cinq cents hommes changer le cours de l’histoire. »

Je relis, pour les plus-royalistes-que-le-roi du fond, qui ont oublié leurs lunettes d’autoflagellation à la maison:
le seul où elle puisse encore, avec cinq cents hommes, changer le cours de l’histoire.

On est en 1979, on se rappelera que quelques mois plus tôt, le 1er RPIMA francais était allé à Bangui installer David Dacko démocratiquement élu par le peuple centrafricain.

Un vieux comme ..

Toi!

Tel fut le commentaire de mon frangin, alors que je me réjouissais de la baisse du prix de la console de jeux que je convoite depuis si longtemps. De pratiquement 500,- EUR au départ, elle ne coûte plus “que” 300,- EUR depuis le 1er septembre. C’est-t-il pas mignon ca?

Non non, cela ne lui a pas semblé mignon. Au lieu de se réjouir avec moi, cet empêcheur de guillo en rond m’a guetté de pied en cape, puis m’a lancé un: “un vieux comme toi, tu cherches quoi derriere les consoles”?

Un villaps comme ca, et pis d’abord c’est devant les consoles. J’ai jamais vu quelqu’un jouer derriere une console. C’est devant la console qu’on joue.
Ensuite qu’est-ce qu’il y connait lui, à la joie d’une course automobile virtuelle, d’effectuer un dépassement au dernier moment avant la courbe en envoyant l’autre pilote dans les bois?
Qu’est-ce-qu’il y connait, lui, à la *vicieuse* satisfaction d’envoyer son armée d’archers, de paladins et de trébuchets (AoE2 represents!) dégommer un à un, les bâtiments du joueur adverse?
Qu’est-ce qu’il y connait à la joie du sniper tapi dans un blockhaus (bf1942 represents) et qui descend les joueurs adverses les uns après l’autres? (Oui je sais. bouh shooting game pas bien!) La jubilation de les lire pester leur frustration (sh*t! les gars ils ont un sniper quelque part, lool).
Qu’est-ce qu’il y connait à la joie de soupconner tout joueur en ligne plus fort que toi de tricher, et de se faire traiter de tricheur par celui là que tu viens de rosser?
Qu’est-ce qu’il y connait à la joie, d’entendre au beau milieu de la nuit, résonner dans son headset l’accent d’une sista qui commente ses pertes au combat (“ho koloko kolokolo oooh. *tchiirp* ouaiis kèèè”.)
*à terre de lap* De tous les 20 millions de camers, ca doit etre la seule go qui guillo en ligne et qui piffe les jeux de stratégie en temps réel (chère blueswoman, speciale dedicace, hope you’re doing well). Le hasard fait souvent les choses.

Quelle(s) responsabilité(s) .. (2)

Africaine(s) ?!

Je ne peux m’empêcher de repenser à mon billet que j’intitulais “Quelle(s) responsabilité(s) africaine(s)?” et le débat (acharné?) qui a suivi.
Entretemps il y’a eu la succession Bongo.
Entretemps il y’a eu l’interview de R. Bourgi.
Entretemps il y’a eu une foison d’articles et de réactions sur le net, d’articles sur et autour de la Francafrique, articles sur les mécanismes qui ont conduit à la néocolonisation, notamment l’excellent article de Theo sur rue89, où il analyse pourquoi la rue africaine conspue la France. D’ailleurs au-delà de l’article, ce sont les commentaires et réactions à son article qui sont édifiants à plus d’un titre.

Alors,sans vouloir relancer le débat, je ne peux m’empecher de repenser à mon billet d’alors, et de sourire.
Non, ce n’est pas du triomphalisme.
Si je souris, c’est de douleur.

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