Vous avez entendu parler de ‘Move your money’, ce mouvement d’humeur (de protestation) aux USA? L’idée en fait c’est de fermer son compte bancaire, pour ceux qui l’ont dans l’une des big five (les plus grosses banques amerloques) et de l’ouvrir dans une petite banque locale.
Parce que les gens sont excédés et en ont un peu marre des pratiques de filous (du genre votre banque vous incite ardemment à vivre au dessus de vos moyens, ou bien vous facture des prestations bidons, genre frais de virement, alors que vous avez fait le virement par online banking).
Je vous le dis moi, au delà d’une certaine taille (financière), les multinationales sont nuisibles, plus nuisibles qu’utiles. Entre une vipère et une multinationale .., remember?!
J’ai crû que tu ne posterais plus que sur les petites désormais.
C’est par ces mots qu’une lectrice « anonyme » de ce blog m’apostrophait il y’a quelques temps, après mon billet sur les vipères et les multinationales.
Et là j’ai pensé à cette estimation que j’avais lue sur forum, estimation selon laquelle la grande majorité de lecteurs (forums, blogs) se contente juste de lire, sans jamais donner son avis. Quand on y reflechit bien, c’est exactement comme dans la « vraie » vie en fait. Donc y’a pas de raison que ce soit différent sur le net.
À nos chères lectrices silencieuses, nos chers lecteurs silencieux,
et bien sûr à tous les bavards aussi:
It always amazes me to discover, how much issues addressed in past movies are still accurate. Last weekend for example, i saw again ‘Smith goes to Washington’, adorable movie with Jean Arthur and James Stewart, directed by Frank Capra.
In a few words, it is the story of a guy, appointed as senator from his home state, and who went in Washington and discovered the hideous face of politic, with bribery, lies and personal profits.
A good old black and white movie from 1939, but so accurate..
Chinois!
Doucement mesdames, avant de vous répandre en youyous et en attalakous, cette déclaration héroique n’est pas de moi.
En fait, j’ai visionné il y’a quelques temps un reportage de Arte sur l’Amerique, qui vit à crédit. On y brossait un tableau pas très reluisant du surendettement des ménages americains, avec bien sûr un passage obligé à Détroit, chez General Motors.
Et là, il y’avait un américain qui disait donc qu’il n’a pas peur des chinois. Si les chinois, là je reprends son argumentation, sont plus compétitifs, c’Est juste parce qu’ils n’ont pas à se soumettre aux mêmes normes de sécurité qu’eux (eux = amerloques), et que à cadre égal, il n’avait pas peur d’eux.
Bien sûr, tout de suite je lui ai posé mentalement une question. Serait-t-il d’accord de ne plus recevoir aucune subvention de l’Etat? Serait-t-il d’accord de ne plus faire jouer l’armée et les services secrets dans des coups tordus pour s’ouvrir les marchés à coup de canon? [On se rapellera que les USA, par leur CIA, ont destitué Salvador Allende parce que la Fruit Company, ou che pas moi comment ces truands se nomment, estimait qu'Allende était un risque pour leur bizness]
Réalise-t-il vraiment ce que cela signifie de devoir lutter à armes égales désormais?
allions-nous faire dans cette galère?
Quelqu’un peut me dire ce que l’Afrique est allée faire à Copenhague?
Sa contribution à la pollution est tellement misérable que ce serait une insulte à nos intelligences de parler de réduction de la pollution africaine.
Elle n’a aucun moyen d’exiger quoi que ce soit, de proposer quoi que ce soit où d’influencer quoi que ce soit. L’arrogant occident est bien trop imbu de sa toute-puissance pour daigner accorder, une oreille, même distraite aux vermisseaux qu’il nous estime être.
Les sous en jeu sont tels que, même en rêve, les pollueurs ne penseront pas polluer moins. Quand le déferlement de produits alimentaires sur-subventionnés sur le marché africain a durablement fragilisé l’embryon de tissu industriel local, nous précipitant dans des zouks endiablés avec la famine, c’était haussements d’épaule et business as usual, alors, c’est pas parce que quelques crève-la-faim ont les pieds dans la flotte et dorment avec les requins, qu’ils vont changer quoi que ce soit.
Et donc, ma question. Mais que diable allions-nous faire dans cette galère?
Comme avait dit l’autre, parfois il vaut mieux reculer pour mieux sauter. Et quel meilleur moment que l’approche des fins d’année; l’heure du bilan. Il fallait donc faire un bilan, ce qui a marché, pourquoi ça a marché, ce qui n’a pas marché, et pourquoi ça n’a pas marché. Et ensuite, prendre les bonnes résolutions. Mais ça, ça peut attendre; d’ailleurs l’année n’est pas vraiment finie, nessa?
Un bilan, c’est aussi l’occasion de faire un break, car comme a dit un célèbre blogueur, le corps n’est pas le fer. Question aussi de repartir avec un souffle nouveau, et des idées nouvelles.
Trêve de bilan, revenons à nos activités ordinaires, parce qu’il s’en est passé des choses dans le monde pendant que j’avais le dos tourné. Tony Musulin qui dribble des millions d’euros avec autant de dextérité que Messi dribble une défense adverse, la grippe A du virus pas du même nom qui entre information et désinformation finit par ne plus être dangereuse que parce qu’elle donne le tournis à la société, le gouvernement de France qui décide de plonger le bec dans la merde avec cette saloperie de débat sur l’identité nationale dont n’importe quel esprit à peu près sain ne saurait dire ce qui peut en sortir de bien, le Cameroun qui devient champion du monde de l’insécurité sur Internet, en attendant la coupe du monde de foot.
Mais tout ça finalement, c’est que des trucs normaux dans un monde normal. Ce qui a finalement retenu mon attention, c’est deux films récemment sortis dans les salles obscures. Non, non. À ceux qui ont manqué de s’étrangler avec la corde de leur clavier en lisant ça, je ne me lance pas dans la critique du 7e art. D’ailleurs les films en question, je ne les ai pas encore vus; ils ont juste attiré mon attention, comme je disais tantôt.
Lorsque j’ai entendu parler du premier, ça m’a tout de suite rappelé quand gamin, j’allais encore à l’école primaire. Sur le chemin du matin, on trouvait de temps en temps un œuf cassé, avec plein de pièces de 5F à l’intérieur. Ce qu’on disait à l’époque, c’est qu’il fallait pas traverser par dessus, au risque d’être foudroyé par la mort dans les prochains jours. Dans The Box, ça se passe différemment: tu appuies sur un bouton, un inconnu meurt quelque part et tu touches $1,000,000.
Qu’aurait été ce scénario s’il avait été écrit par un blédard (expression que j’emprunte ici, juste le temps de cet article)? Au choix, tu « donnes » un parent et tu touches $1,000,000, tu marches nue dans la rue et tu touches $1,000,000, ou encore tu fais des trucs que ma mère m’en voudrait de décrire ici avec un serpent, et tu touches $1,000,000. Bref, les scenarii se multiplieraient à l’infini; et si le film a connu un flop relatif, c’est uniquement parce que le scénariste n’est pas allé travailler son histoire à la source. Évident, me direz-vous, et avec raison.
Le deuxième film m’a aussi rappelé des souvenirs, mais d’un autre type. Quand au lycée, je n’avais d’yeux que pour une fille qui n’avait d’yeux que pour un mec qu’elle vénérait pratiquement, sous prétexte qu’il a joué dans un film, et accessoirement qu’il avait une particule. Sacré Isaac de Bankolé, si j’avais pu te tenir à l’époque, je ne te dis pas le sale quart d’heure que tu aurais passé. Dire que j’ai même failli ajouter une particule à mon nom à cause de ça; qu’est-ce qu’on est con quand on est petit.
Mais tout ça, c’est du passé. J’ai maturé depuis, et j’ai pardonné. La preuve, j’ai été content de le voir à l’affiche de ce thriller psychologique et c’est avec plaisir que j’irai le voir. L’occasion aussi de découvrir le travail de ce Jim Jarmusch qui divise le monde du cinéma en deux.
C’est la plus dangereuse des deux. Les multinationales, en tout cas dans leur forme et philosophie actuelle, représentent un danger pour les états en général, et un poison pour l’Afrique en particulier. Aie! Je sens que je ne vais pas me faire que des amis avec ce billet. Mais tant pis, les petites me soutiennent.
En effet, les multinationales
- ne sont mues QUE par l’intérêt privé (c’est pas une critique, je constate!).
- ont accumulées pour certaines, une fortune telle, qu’elle représentent des dangers potentiels pour les états
Je ne leur en veux pas de ne penser qu’à leurs intérêts particulier, c’est de bonne guerre. Mais là où le ninja boîte, c’est que
- ces intérêts PARTICULIERs sont hélas la plupart du temps aux antipodes de l’intérêt général.
- et ces entreprises exercent activement une influence négative sur les politiques, mettant ainsi des moyens de l’Etat au service de leurs besoins particuliers.
Petite info en solo, savez-vous qui a mis la pression sur le kaiser allemand pour qu’il s’approprie la côte au bord du Wouri? Eh bien, ce sont deux puissantes maisons commerciales (on parlerait de multinationales aujourd’hui) C. Woermann à Hambourg qui fantasmaient sur nos matières premières, notamment le caoutchouc.
Les multinationales ont largement démontré qu’elles sont des dangers pour nos états, par le passé, continuent de nous le démontrer présentement, et il n’y a aucune raison pour que cela change dans le futur.
Voici pour terminer, deux exemples, l’un évoque les fonds vautour, et l’autre cette sombre affaire de juges corrompus aux tazunis, qui ont touché des millions de dollars afin d’envoyer des enfants innocents dans des prisons privées (tu m’étonnes qu’elles sont privées !!). Les liens ne sont plus très actuels, mais pas d’inquiétude, l’information est une denrée non périssable.
J’ai horreur quand l’actualité me rattrappe comme cela. En effet, après la suspension de Flavio Briatore, je me proposais de faire un billet sur la tricherie en général, et la tricherie dans le sport en particulier. Et voilà que l’actualité me prends de vitesse.
Imaginez un match de handball entre A et B. On joue la dernière minute de la partie, et alors que l’équipe A fonce vers les buts, l’entraineur de l’équipe B fait irruption sur le parquet et bouscule l’attaquante.
Regardez plutôt:
Comme si cela ne suffisait pas, au lieu de la fermer et de se terrer dans son coin, non seulement le triste sire trouve cela drôle et nous montre les chicots dégoûtants de ses attrappe-maniocs pestilentiels là, mais en plus, il déclare tout fier de lui, dans une interview après-match, que c’était la seule facon de sauver son équipe, et que techniquement, c’est ce qu’il fallait faire.
Contrairement à certaines personnes ici – dont je couvrirais les noms du manteau du silence – je ne pense pas à vous que le 8 Mars. Permettez-moi donc de vous dédicacer « I am a woman », de Koko Taylor. Consommez sans modération, et quelques soient les difficultés du moment, puissiez-vous y trouver répit, force et réconfort.
I’m a woman, I’m a rushing wind
I’m a woman, I can cut stone with a pin
I’m a woman, I’m a love maker
I’m a woman, you know I’m an earth shaker
Cette fois-ci, ça se passait en Guinée Conakry. Malheureusement, l’Histoire dans ce coin du monde semble n’être qu’un triste recommencement.
Everybody run run run
Everybody scatter scatter
Some people lost some bread
Someone nearly die
Someone just die
Police dey come, army dey come
Confusion everywhere
Hey yeah!
Seven minutes later
All don cool down, brother
Police don go away
Army don disappear
Them leave Sorrow, Tears, and Blood
[Chorus]
Them regular trademark!
Them leave Sorrow, Tears, and Blood
Them regular trademark
That is why
[Chorus]
Hey yeah!
Everybody run run run…
La la la la
My people self dey fear too much
We fear for the thing we no see
We fear for the air around us
We fear to fight for freedom
We fear to fight for liberty
We fear to fight for justice
We fear to fight for happiness
We always get reason to fear
We no want die
We no want wound
We no want quench
We no want go
I get one child
Mama dey for house
Papa dey for house
I want build house
I don build house
I no want quench
I want enjoy
I no want go
Ah!
So policeman go slap your face
You no go talk
Army man go whip your yansh
You go dey look like donkey
Rhodesia dey do them own
Our leaders dey yab for nothing
South Africa dey do them own
Them leave Sorrow, Tears, and Blood…
Ah, na so
Time will dey go
Time no wait for nobody
Like that: choo, choo, choo, choo, ah
But police go dey come, army go dey come
With confusion