ENS de Maroua: faire du propre avec du sale

Il y a quelques temps, on apprenait sur le site officiel du Ministère de l’Enseignement Supérieur du Cameroun (et aussi ici) la création d’une école normale supérieure à Maroua, avec dans la foulée le recrutement des enseignants et le lancement des concours d’entrée en premier et second cycles.

Outre les questions légitimes qu’on aura pu se poser sur la faisabilité du programme annoncé, en raison notamment du très court délai entre le lancement de l’ENS et le démarrage effectif des cours, il y a un détail qui choque, intrigue et inquiète. Les frais d’organisation à payer par les candidats s’élèvent à 12.000 FCFA, à déposer à la BICEC, une banque locale. Or celle-ci réclame 4.000FCFA de « frais de transfert », soit le tiers du montant à déposer. En imaginant que les transferts se font par lots de 100, cela voudrait dire qu’à la BICEC, il faut payer 400.000FCFA pour transférer 1.200.000FCFA à l’intérieur du pays. Il y a manifestément quelque chose qui cloche.

Alors on peut se poser la question, surtout dans le contexte qui prévaut actuellement au Cameroun. Comment peut-on imaginer que le premier acte posé envers ceux à qui on va confier la formation de la jeunesse camerounaise (le fer de lance de la Nation, nous a-t-on dit) soit de les laisser ainsi à la merci d’individus peu scrupuleux? Quelle est donc cette mystérieuse alchimie qui permet de faire du propre en partant du sale?

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Premiers pas

Après avoir longtemps hésité, après avoir longuement soupesé le pour et le contre, après avoir remis à demain à maintes reprises, j’ai finalement décidé de franchir le pas. Et me voici donc dans la blogosphère.

Fondamentalement, ce blog ne sera pas différent de tous les autres que j’ai fréquenté plus ou moins assidûment pendant tout ce temps.  On y trouvera simplement des idées, des points de vue, des coups de coeurs, des humeurs, etc.  Mais comme ce sera mes idées, mes points de vue, mes coups de coeurs, mes humeurs, etc, ils seront certainement différents de ceux de n’importe qui d’autre, et il en sera de même du blog.

Des idées comme ça…

Cette phrase avec laquelle je signe ce blog est tirée (et adaptée, le bon maître me le pardonne) de la chanson « Les deux oncles » de Georges Brassens. Elle exprime assez bien l’esprit dans lequel je voudrais faire vivre ce blog: tout ce que je pourrais dire ici n’est que mon avis, que je m’efforcerai de donner le plus clairement possible, parfois avec parfois sans parti pris, et que je me réserve le droit de changer.