Les nombres négatifs

Quoi? Vous ne comprenez pas bien ce qu’est un nombre négatif? C’est pourtant simple, je vous explique.

Supposons que j’aie 3 beignets dans un plat, et que j’en mange 5. Il faudrait ensuite que je remette 2 beignets dans le plat pour qu’il soit vide.

Hein? Toujours pas compris? Bon, je prends un autre exemple.

Supposons qu’il y ait 3 personnes dans un bus. Il s’arrête, et 5 personnes en sortent. Il faudrait ensuite que 2 personnes entrent dans le bus pour qu’il soit vide.

C’est clair? Ben voila!

Entre théorie..

et pratique.

Soit la suite réelle Endalè que je définis .. Hein? Comment ca pourquoi Endalè? y’a un proe avec Endalè?
Alors! La définition de la suite Endalè() donc:

Soit un entier naturel n, la suite réelle Endalè(n) se définit comme suit:

Endalè(0) = 0.5
Endalè(n+1) = Endalè(n) – 0.1

A. Quelle est la valeur de Endalè(5)?

Vous avez trouvé? Hum, mieux de vous que vous êtes des génies. Moi ca me pash. Je rédige donc un programme java (voir Maclasse.java ci dessous) pour m’aider à résoudre ce problème mathématique du siècle, qui a tellement essouflé Einstein qu’il a sorti la langue. Ce qui a donné sa fameuse photo connue dans le monde entier (Copyrights: La photo d’Einstein ci-dessous a été tirée du site physics.about.com. Si j’en crois leur UserAgreement, je peux l’utiliser pour un usage personnel, non commercial. Voilà.).

Einstein tirant la langue

Einstein, essouflé par le problème Endalè.

B. Et pourtant quand j’execute le programme et que je lui demande si la valeur Endalè(5) est nulle, il me dit faux. Oú est l’embrouille?

(Toutes les gos qui trouveront auront des bisous[virtuels]. Quand aux mecs, qu’ils aillent loin avec leurs barbes)

Donc pour me résumer,
En théorie:
une suite réelle S(n), n entier naturel

S(0) = 0.5
S(n + 1) = S(n) – 0.1

En pratique:
un programme java qui me dit que no oooh, S(5) <> 0, zéro là c’est pour moi là-bas, il ne sait pas de quoi je parle!!
Cherchez l’erreur.

Lire la suite

La France, ses racistes et ses noirs (2)

Il y a un titre qui envahit depuis peu le web francophone. Au choix, on peut trouver « Eric Zemmour réhabilite les races », « Eric Zemmour distingue les races », etc. Curieux, je cours comme tout le monde voir la vidéo, et après je n’ai pu m’empêcher de me dire, chapeau M. Zemmour. Parce que ce qui ressort clairement du bout de vidéo visible sur le net (je n’ai pas pu voir toute l’émission), c’est que M. Zemmour est beaucoup plus malin que deux catégories de personnes au moins. Dans la première, ces pseudo-scientifiques qui ont « découvert » que les races n’existent pas. Au mépris de cette règle élémentaire que l’on apprend depuis le collège, et qui dit que tout ce qui est observable a une explication scientifique. Mme (ou Mlle?) Diallo est noire, M. Zemmour est blanc. Cela se voit, donc il y a une explication scientifique. Au lieu d’établir cette vérité, de démontrer clairement que cette différence n’a rien à voir avec ce que l’on a défini comme les races, de démonter méthodiquement cette théorie qui avait établi le lien entre la couleur de la peau et l’intelligence, de mettre des mots sans préjugés et sans amalgames sur cette vérité, il s’est trouvé des génies de la génétique pour « découvrir » que nous sommes tous pareils, noirs, blancs, jaunes ou rouges.

Dans la deuxième catégorie bien sûr, on trouve tout ceux qui croient à ce genre de théorie, que pourtant on peut aisément qualifier de non sens. Et c’est ce que Eric Zemmour a su faire avec habileté. Comme tous ceux qui avant lui ont soutenu des idéologies douteuses, il s’appuie sur un fait facilement observable, profite en plus d’une brèche laissée grande ouverte par les pseudo-vérités scientifiques sus-citées, pour glisser doucement vers des conclusions qui si l’on n’y prend garde, peuvent paraître logiques. C’est très fort M. Zemmour! J’en ai presque de la compassion pour vos interlocuteurs qui essayaient lamentablement de placer un « mais les races n’existent pas, la génétique l’a prouvé ». Les pauvres.

La France, ses racistes et ses noirs (1)

Comme il fallait s’y attendre, l’élection de Barack Obama a suscité de nombreuses réactions en France. Et comme il fallait encore s’y attendre, La France n’a pas raté l’occasion de renouer avec ses vieux démons. Les fameux « Noirs de France », ceux-là même qui n’existent pas, ou bien quand ils existent, ce n’est que pour être « un problème ».

Pour s’en convaincre, il suffisait de regarder sur France 2 lundi dernier (17/11/2008). L’émission Complément d’enquête du soir a pour titre « Noirs, la révolution Obama ». Et elle commence pourtant bien avec un reportage sur James Fields, ce pasteur noir qui a réussi à se faire élire à Cullman, un comté historiquement raciste de l’Alabama. Un vrai pionnier. Mais dès que l’on quitte les Etats Unis, ça commence à se gâter. D’abord en Afrique du Sud, le reportage nous montre cet ingénieur noir, dont la réussite aurait eu pour conséquence de plonger dans le dénuement ce pauvre couple de blancs sans formation et sans diplôme, qui pourtant avait un niveau de vie plutôt confortable du temps de l’apartheid. Ah qu’il était beau, le temps passé! Et ils ont appelé ça « la revanche des noirs ». Etait-ce donc cela le sens du combat de Nelson Mandela?

Et lorsqu’on retourne en France, on retombe inévitablement dans les mêmes clichés. Les noirs on les classe en trois catégories. Ceux qui n’existent pas au PS, ceux qui se mettent à quarante pour injurier un policier mourant sur l’île Saint Martin, et ceux qui s’en prennent aux juifs en banlieue. Allez donc y chercher un futur Obama. Lorsqu’on laisse la parole aux quelques uns qui ont « réussi », c’est pour entendre des banalités affligeantes du genre « la couleur de la peau ne détermine pas une personnalité » (tiens donc, quelle découverte! qui l’aurait cru?), et des points de vue sans aucune cohérence les uns avec les autres. En prime, en fin de reportage, on a ce gentil blanc qui essaie de faire comprendre à ces pauvres gamins de banlieue que dire « sale juif », ce n’est pas bien. Contrairement à « sale arabe » ou « sale noir »? C’est la réplique de l’un des jeunes, à laquelle ce reportage n’apportera malheureusement pas de réponse. Comme d’habitude, pas un seul mot sur ces milliers de noirs honnêtes, qui par grâce à leur dur labeur quotidien contribuent à faire avancer ce pays.

Condamnés à..

la violence? Je m’explique..

Le problème de l’Afrique vient de la richesse de son sol et sous-sol. Nous connaissons les pratiques maffieuses autour du pétrole par exemple, pour ne citer que cette ressource (cf. les sept soeurs, leurs cousines européennes, etc.. voir aussi l’excellent documentaire de Arte je crois « le fabuleux voyage d’un baril de pétrole »).

Donc pour résumer un peu, l’Afrique est comme une banque pleine dont le coffre-fort est ouvert et le gardien absent ou désarmé. Alors forcément, les gens se servent. Les pillages ne cesseront que lorsque
– primo nous aurons conscience que notre malheur est directement lié à notre richesse. Eh oui parce que la plupart m’ont encore rien compris.
– secundo nous pourrons nous défendre. Or pour pouvoir se défendre il faut arriver à un pouvoir de nuisance, et donc de violence suffisant pour dissuader tout agresseur.

D’où ma question, sommes-nous condamnés à la violence?

Addendum (19.11.2008, 20:40):
1. Page wikipedia sur les sept soeurs

2. Vidéo Google: le fabuleux voyage 1/2

3. Vidéo Google: le fabuleux voyage 2/2

Un site pour lequel j’ai un grand intérêt

Au détour de butinages internetiens, je suis tombé sur ce site: http://www.demconvention.com, et en le voyant, je me suis écrié: « Chouette!! »

Sauriez-vous deviner pourquoi?

Edit, 21/11/2008:

C’est un beau melange de propriétaire et de open source. Tout à fait, Etum.

Lorsque j’ai ouvert ce blog, je comptais y parler un peu de mes activités et de mes projets en informatique. Mais jusqu’ici, je ne l’avais pas encore fait, et ce post ouvre donc cette rubrique.

La raison de la petite devinette, c’est que je suis arrivé sur le site sus-cité en cherchant plus d’informations sur SilverStripe, un nouveau CMS très prometteur que j’adopte illico. Il est open source bien sûr, mais ce qui m’a le plus marqué, c’est qu’il possède quelques caractéristiques qui d’après moi seront celles des CMS professionnels du futur. A suivre donc.

Les domaines .tel vont être ouverts

Voici environ deux ans que l’ICANN, l’organisme qui s’occupe de la gestion des noms de domaine sur Internet, a approuvé les noms de domaines .tel. Deux ans après donc, les domaines .tel vont être ouverts, plus précisément à partir du 03 décembre prochain. Voir le planning.

Contrairement aux autres domaines, les domaines .tel servent à stocker des informations auxquelles une entreprise ou un individu souhaite donner accès. Cela peut être les numéros de téléphones, les adresses électroniques, les adresses de voip (Skype, Yahoo, MSN), la localisation géographique, et d’autres informations comme les adresses de sites web. Ces informations sont stockées directement dans les enregistrements DNS. Ce qui signifie que tout appareil connecté à Internet pourra y accéder, sans avoir besoin d’ouvrir une page web.

Avec ces nouveaux domaines, on peut imaginer que dans l’avenir au lieu de partager des numéros de téléphone, des emails ou des adresses de blogs, on ne partagerait que des domaines .tel. Ainsi lorsqu’on change de numéro de téléphone ou d’adresse, il n’est plus nécessaire d’en informer directement tous ses contacts; il suffit de mettre à jour son domaine. Mieux encore, les applications et les appareils compatibles pourront récupérer automatiquement ces informations quand on en a besoin.

La grande question qui se pose est celle de la confidentialité. Il semblerait, du moins d’après la compréhension que j’ai du sujet, que toutes les informations enregistrées dans un domaine .tel sont accessibles publiquement et sans restriction. En plus, ces domaines sont lancés alors que les logiciels grand public tels que Skype, Yahoo Messenger ou MSN ne sont pas encore compatibles. Encore moins les téléphones portables et autres PDA. On peut se demander si leur utilité n’en sera pas limitée.

Notons enfin que l’idée de centraliser toutes ses informations de contact sous une seule étiquette n’est pas nouvelle. Grand Central offrait déjà un service similaire (j’apprends à l’instant qu’ils ont été rachetés par Google).