Condamnés à..

la violence? Je m’explique..

Le problème de l’Afrique vient de la richesse de son sol et sous-sol. Nous connaissons les pratiques maffieuses autour du pétrole par exemple, pour ne citer que cette ressource (cf. les sept soeurs, leurs cousines européennes, etc.. voir aussi l’excellent documentaire de Arte je crois « le fabuleux voyage d’un baril de pétrole »).

Donc pour résumer un peu, l’Afrique est comme une banque pleine dont le coffre-fort est ouvert et le gardien absent ou désarmé. Alors forcément, les gens se servent. Les pillages ne cesseront que lorsque
– primo nous aurons conscience que notre malheur est directement lié à notre richesse. Eh oui parce que la plupart m’ont encore rien compris.
– secundo nous pourrons nous défendre. Or pour pouvoir se défendre il faut arriver à un pouvoir de nuisance, et donc de violence suffisant pour dissuader tout agresseur.

D’où ma question, sommes-nous condamnés à la violence?

Addendum (19.11.2008, 20:40):
1. Page wikipedia sur les sept soeurs

2. Vidéo Google: le fabuleux voyage 1/2

3. Vidéo Google: le fabuleux voyage 2/2

9 réflexions sur “Condamnés à..

  1. Eddy, ce que je ne comprends pas dans l’image c’est que le gardien que tu décris ne reflète pas entièrement les pouvoirs que nous avons en place. J’ai l’impression que le gardien est tellement fort, et c’est d’ailleurs lui-même qui pille et empêche le personnel (populations africaines) de la banque de toute immiscion dans son pillage.
    Alors s’il doit avoir violence, je l’entends contre le gardien.

    Ou bien toi tu ne vois que les pillages du seul fait de l’autre, l’occident.

    Ou bien je n’ai rien compris…

  2. En ce qui me concerne, le responsable d’un vol c’est celui qui l’organise et le plannifie.
    Le ou les executants sont certes complices, mais ils sont et restent sous-fiffres.
    Nos fameux « pouvoir en place » ne sont que des pions que les vrais caticas placent et enlèvent de l’échiquier comme bon leur semble.

  3. @Etum,
    c’est drôle, j’ai commencé il y’a plusieurs semaines à écrire une politique-fiction. Et justement, là dedans, l’Afrique a nationalisé toutes les sociétés d’exploitations de matières premières, puis les atoutes fermées, loool. Plus de pétrole, plus d’uranium, plus de cobalt, plus de rien du tout.
    Et on s’est plutôt tourné vers l’agriculture industrielle (la fameuse révolution verte d’Ahidjo, seuls les « vieux » comme moi l’auront encore en mémoire sûrement)
    Je suis d’accord avec toi: et si on fermait tout simplement les robinets du pétrole et des autres matières premières en Afrique.
    Yep, on dit à tout ce beau monde qui ne cesse de nous trucider pour un baril de plus, « eh bien chers amis, mainant y’a plus de pétrole. On n’en vend plus. ». On cherche l’autosuffisance first.
    Sans compter qu’il n’y a pas que l’agriculture. Dans les services on serait tout autant compétitif, et quand je parle services, je ne parle pas genre call center hein..

  4. Kontchou Kouomegni a dit un jour que celui qui porte les oeufs ne cherche pas la bagarre. Si on s’engage dans un conflit avec ceux qui exploitent nos ressources, quelles sont nos chances de gagner? Toutes les guerres partout où la terre d’Afrique est riche devrait donner une idée de leur pouvoir de nuisance.
    Je ne saurais proposer d’alternative, mais dans l’état actuel des choses, si nous sommes condamnés à la violence, alors nous sommes morts.

  5. Le problème TiAya c’est qu’il faut bien qu’on sorte de cette prise mortelle un jour.
    Et nos prochains « Sankara, Lumumba, etc… » doivent bien observer les forces en présence avant de se lancer dans la bataille.
    Je pense que nos générations et celles d’après ne pourront sortir l’Afrique de la misère dans laquelle les vautours la maintiennent qu’en appliquant une stratégie mûrement réfléchie.
    Se tenir là et sortir des discours patriotiques et révolutionnaires, on l’a vu, ne suffisent pas.
    Comment lutter contre un ennemi qui semble avoir presque tout de son côté? Eh bien c’est là le défi, d’abord intellectuel, et ensuite concret, pratique, sur le terrain, que nous sommes amenés à relever.

    Un début de solution, à mes yeux, c’est l’information. Faire passer l’info, encore et toujours, et sensibiliser le plus de monde possible. Bien sûr, il y’aura dans nos propres rangs des sceptiques, des incrédules, des plus-royalistes-que-le-roi, mais so what?! De toutes les facons il n’y a jamais 100% d’adhésion nulle part, la nature humaine est ainsi faite. Just keep going.

    Et je pense que les choses avancent. Péniblement, mais elles avancent. Je suivais un discours de Gbagbo il y’a quelques mois qui a fait allusion à la Francafrique.
    Quand on pense que, un terme pareil, il y’a 20 ans, personne n’aurait osé le sortir en Afrique…
    Donc quelque part, on avance.
    Il faut sensibiliser les jeunes et moins jeunes, qu’ils comprennent les enjeux.
    Afin qu’on ne se trompe pas de cible.
    La cible c’est pas les pantins, on a bien vu comment certains ont été interchangés, mais les proes sont restés les mm, ou ont empiré.
    Non, la véritable cible c’est le système, c’est le marionnetiste tapi dans l’ombre qui tire les ficelles.

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