Etre ou ne pas..

être responsables? Telle est la question!

Ceux qui suivent un peu se rappellent que la coallition moudjahidjiste, avec le général de brigade Prési sur le flanc gauche, l’amiral Edouarchou le flanc droit, et mon hôte le général de brigade aérienne Ti Aya en appui tactique arrière, a lancé une offensive simultanée air-terre-mer sur nos positions. Les insurgés, rompus aux tactiques de guérilla ont tenté d’ébranler le moral des populations.

Lool faut me lepp, c’est que je suis en train de lire le bouquin de
Marie-Monique Robin: « Escadrons de la mort, l’école francaise ».

Et donc, certains termes trottent en permanence dans ma tête. C’est d’ailleurs un livre que je vous recommande chaudement.

Non mais pour ne pas .. « bitchakaliser » mon sujet à moi sur l’unité africaine que j’ai, je propose donc, à ceux qui le souhaitent de continuer le débat sur la(les) responsabilité(s) ici.

Je reprends donc ici les commentaires qui ont été faits dans l’autre post.

Kans écrit
Quant à l’état de délabrement économique des nos pays, l’Occident a certes sa part, mais à un moment ayons le courage de nous regarder et évaluer notre propre responsabilité. L’AF souffre par sa faute… au moins à 50%.[yes papa, jeu de jambes, note du citeur]

Edouard renchérit
Eddy,
Tu m’inquiètes un peu😦
Quand un président Africain fait des concessions de 99 ans sur les produits de son sous-sol, sans tenir compte de l’avenir de son pays, c’est la faute à qui?
Lorsqu’un fonctionnaire fait à plusieurs reprises, disparaître les dossiers des investisseurs qui souhaitent s’installer dans nos pays Africains, c’est la faute à qui?
Lorsque un gouvernement comme celui du Cameroun brade les Chemins de fer, l’Huile de palme, l’électricité…c’est la faute à qui?
Lorsque, toujours au Cameroun, un inspecteur des impôts préfèrent être soudoyer au détriment des recettes de l’Etat, c’est la faute à qui?
Lorsque nos programmes scolaires, calqués sur ceux de la métropole, ont du mal à changer. Demande à n’importe lequel de tes cadets qui sont Ouandié, Ndongmo, Moumié, Ossende Afana… Ils ne le savent pas. Quand aux plus récents tels que Jean Marc Ela, Alexandre Biyidi, Jean Mfoulou, Père Mveng n’en parlons plus. Dis moi mon frère, c’est la faute à qui?

20 réflexions sur “Etre ou ne pas..

  1. Edouard, tout ce que tu cites sont les conséquences, et non des causes.
    Personne ne nait « bon », ou « mauvais », ou « détourneur » ou « patriote ». Bien sûr on peut avoir des tendances à la cupidité, à l’égoisme, à l’altruisme, etc. Mais mis à part cela et nos pulsions instinctives (qui nous empêche par exemple de tuer de sang froid un autre être humain) c’est l’environnement (les parents, la famille, le quartier, la société civile, le pays) dans lequel nous naissons et devenons adulte qui en fin de compte définit ce qui est « bien », ce qui ne l’est pas. C’est lui qui corrige nos déviations
    Et si notre environnement est « malade », forcément nous le serons tous à un niveau plus ou moins prononcé. S’il n’y a rien ni personne pour corriger nos déviations, eh bien elles deviennent à leur tour la norme dans notre société.

    Prenons un exemple très simple: qui de nous ayant vécu, ou vivant au pays n’a jamais tchoko pour un service? Et je suis persuadé que parmi ceux qui l’ont fait, la majorité désapprouve le tchoko.
    Je poursuis avec l’exemple que tu as donné sur ces programmes scolaires calqués sur ceux de la métropole, combien d’entre nous – au fond d’eux même s’ils ne le disent pas tout haut – sont convaincus que TOUT ce qui vient d’occident (et la formation scolaire en particulier) est meilleur? Tu crois qu’avec une telle aliénation (consciente ou non), on s’attelera « vraiment » à changer nos programmes? Eh bien maintenant je te demanderais: d’où ca vient? Qu’on le veuille ou pas, la réponse se trouve dans notre passé, et ce ne sont pas les africains qui se sont mis ca tout seul dans la tête.

  2. Non mes amis, en vérité je vous le dis, vous confondez causes et conséquences. La vraie question c’est: pourquoi nos Etats et nos organisations sociales (familles, clans/tribus, villages, quartiers, etc..) sont si faibles, qu’elles ne sont plus en mesure de mettre hors d’état de nuire les élements pertubateurs, à telle enseigne que ce sont plutôt les comportements des éléments pertubateurs qui fassent école? Qu’est-ce qui a plombé nos sociétés au point qu’elles ne soient plus en mesure de s’auto-réguler?

    Eh bien, pour peu que l’on soit honnête envers soi-même, la réponse est claire et nette.
    À un moment de notre histoire, il y’en avait qui n’avaient aucun intérêt à ce que nous batissions des états africains indépendants et forts. Parce que des états forts et indépendants auraient signifié la fin de leurs bénéfices juteux. Ils ont tout fait pour plomber ce projet. Résultat: nous avons hérité d’états handicapés pour les rares chanceux et carrément aliénés aux intérêts étrangers pour tous les autres. Des états pour lequel la notion même d’intérêt national n’existait pas. Vous ne pouvez pas démarrer avec un Etat bancal et vous étonner que rien ne marche, c’est illogique.
    À moins de croire que les gens s’éduquent par opération du saint esprit!

  3. Eddy,
    D’abord, je m’oppose à la théorie « shakepearienne » d’être ou de ne pas être. Je te dirais pourquoi…
    D’abord je vois à travers ton propos qu’il nous faut quelque chose comme une séance d’exorcisme. Un rite d’incantations pour nous débarrasser des maux que nous ont injecté les Blancs. Et là, je te pose quelques question (Encore?):

    – A quel moment les blancs sont venus sur ce continent dire aux Noirs d’arrêter leurs Frères pour les livrer aux esclavagistes?

    – Ques Blanc est venu demandé à King Akwa de signer le traité germano-Douala?

    – Quel Blanc nous a obligé de nous aliéner avec les religions? Etc.

    Dans tous les cas, nous avons eu l’occasion de dire NON. Je te vois me dire qu’ils avaient des armes plus puissantes pour nous faire peur. Et après? Ils sont presque partis, mais de quoi avons-nous encore peur?
    j’a

  4. J’ai comme l’impression que nous avons peur de la Vérité. La vérité selon laquelle tout dépend de NOUS. Il en a toujours été ainsi.
    Pour moi, the question is no more to be or not to be, ’cause we are. Affirmer le contraire serait se mentir. « The question is to do, or not to do », pour reprendre une citation de Pr Belombe Michel. Je crois ferme qu’il faut se lever et agir pour ne pas avoir des airs de Don Quichotte avec ce débat sur la responsabilité.

    P.S. le 1er com est parti accidentellement, sans que je n’ai fini ma prose😀 Sorry

  5. [JOKE ON]
    Moi je dis que ce n’est pas légal que ce débat ce passe sur leur blog à eux (Eddy+TiAya). Il faut un terrain neutre ou alors, un match retour à domicile. Quelqu’un peut faire comme ca, on sort les couteaux contre lui ici…
    [JOKE OFF]

    Eddy, je recois bien ton avis selon lequel, les relations Afro-Occidentales sont d’abord biaisées par la puissance de l’OCC. Et même avant ça, par toutes sont d’engagements déjà pris par le passé. En somme, un ensemble de liens et contraintes ont déjà été pris depuis des dizaines d’années, si bien que, s’en affranchir pour batir sainement et sereinement semble impossible. Soit!
    Mais je voudrais évoquer 2 choses:
    – Même en restant sous-tutelle (par tous ces accords pernicieux) Occidentale, l’AF aurait pu être mieux portante sans les maux qui la minent: détournements, abus de pouvoirs, etc.
    – Même en ayant une démarche suicidaire à la Sékou Touré, l’AF aurait pu s’en sortir compte tenu de ses richesses. La Guinnée de ce dernier avait le malheur de n’avoir pas un sol et un sous-sol riche pour s’auto-suffir, mais le CMR, le Gabon, etc?
    Tu vois, Eddy, dans les 2 cas de figure ci-dessus, on peut batir un schema qui, au minimum préserve l’intégrité des richesses du pays, même si on ne les exploite pas; au mieux contribue à un épanouissement du pays ne serait-ce que par le reversement dans l’économie de… disons 10% (ou un peu plus?) que l’OCC voudra bien nous laisser.

    Si tu ne veux pas parler de responsabilité, réponds au moins à la question: Qui fait quoi?
    Non, Eddy, quand on a été temoin de l’ampleur des mega-fraudes dans les marchés publics au CMR, ces richesses et gloires subites qui se sont construites ces 20 dernières années, on ne peut pas accuser Sarko, Chichi, Mitterand, …Louis XIV. Même Hitler c’était pas sa faute! :-d

  6. Mais les gars entre nous soyons sérieux.
    Quand je vous lis, j’ai l’impression que vous avez fait l’impasse sur les faits de notre histoire récente, faits pourtant bien connus de vous.

    Vous et moi le savons. Ceux qui ont dit non sont morts. Les vaincus ont été installés au pouvoir.
    Ne refaisons pas l’histoire. Ca au moins on peut être d’accord dessus.

    C’est facile de dire on n’avait qu’à, on n’avait qu’à. Allons vivre dans des villages sous le napalm, avec les têtes de nos voisins, frères et amis exposées sur la place publique.

    Je le dis et redis. Ceux qui se sont opposés ont été assassinés. Les autres ont plié l’échine et sont rentrés dans les rangs.
    Le fameux Sekou Touré, on lui a tellement fait de complots qu’il a perdu la tête et a commencé à voir des complots partout.
    Je le dis encore une fois, au risque de faire perroquet: vous transformez les conséquences en causes.

  7. Et je n’ai même abordé ni le poids de la dette, ni la monnaie (Franc des Colonies d’Afrique), instrument de souveraineté par excellence. Ce n’est pas à vous que j’apprendrai QUI a le droit de véto sur les décisions des banques centrales de la zone CFA.
    C’est à dire que vous pouvez décider de ce que vous voulez, monétairement parlant, si ca ne plait pas au maître, il oppose son véto.
    Mais qu’est-ce que ces jeunes veulent même me faire avaler là depuis ?!

  8. @Kans,
    Mitterand et Chichi.Loool, c’est vrai que leurs noms ne pouvaient pas manquer dans un sujet comme celui-ci.

    Mitterand, y’a qu’à écouter ou lire ce que ses propres compatriotes en pensent. Un triste sire qui ne s’est pas gêné pour recevoir De Klerk en plein Apartheid. Heureusement que Sankara lui a dit cash, en face to face, ce qu’il en pensait.

    Chichi. Lool lui alors.. Voilà quelqu’un qui vient nous faire la lecon (« les africains ne sont pas mûrs pour la démocratie »), comme s’il savait ce que c’était, avec ses scandales d’électeurs fictifs à la mairie de Paris et ses histoires abracadabrantesques de financements douteux de son parti.

  9. Edouard: « je vois à travers ton propos qu’il nous faut quelque chose comme une séance d’exorcisme. Un rite d’incantations pour nous débarrasser des maux que nous ont injecté les Blancs » (fin de citation)

    tu le dis sur le ton de la blague, mais c’est effectivement cela. Il nous faut une thérapie pour nous défaire de ce que des siècles d’injustice ont mis dans nos têtes.
    Non bien sûr on ne va pas s’assoir en ronde autour du feu à piler les os de coq. La thérapie passe par l’éducation et l’instruction. La notre et celle de nos enfants. Nous redonner confiance, comprendre pourquoi on est où on est, pourquoi il est important que l’Etat marche, parce que c’est le seul garant de notre survie.

    Nous ne sommes pas des ratés ni des bons à rien incapables de gérer des états comme prétendent les autres depuis 600 ans.

    Et avec vos remarques, soit-disant véridiques sur nos soi-disantes responsabilités, vous ne faites pas avancer le schimbilick!

  10. @Ti Aya,
    loooool. Man ton inspiration là me wanda all les days.
    J’espère que Lenachoue ne va pas continuer en:

    Je wakayais ma chose au boulevard du 20 mai pas le 20 mai, le 10 mai.
    je le dis, mais, hum, au camer on ne sait jamais..

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