Doomedo

Doomedo est un service qui propose aux clients des cybercafés en Afrique d’envoyer des SMS dans le monde entier. Ils achètent les crédits dans les cybercafés, et utilisent un logiciel mis à leur disposition pour envoyer leurs messages à partir d’un poste du cybercafé.

C’est en ces termes que le service que je lance en ce moment même est décrit sur le site qui lui est consacré. Le site en question est composé d’une page d’accueil qui a des allures de blog (et pour cause, c’en est un), une page de présentation, une page de documentation (en cours de rédaction) et un forum de discussion.

Comme sa description l’indique, il s’agit de vente de SMS dans les cybercafés en Afrique. En Afrique francophone, pour le moment, vu que le français est la seule langue disponible. Trois pays ont été choisis pour accueillir le service dans cette première phase de lancement : Le Cameroun, la Côte d’Ivoire et le Bénin. Il s’étendra progressivement dans la suite aux autres pays, y compris l’Afrique anglophone.

Doomedo va s’appuyer sur Maelys, un autre projet que je conduis depuis quelques années déjà.

Destin africain. Le piège de ..

la balkanisation.

Il y’a quelques années, beaucoup d’annés in fact, nous habitions une maison à étages hébergeant en tout 3 familles. Je me rappelle qu’une fois, la sieste de midi a été troublée par des cris venant d’en-bas. On accoure donc sur la véranda:
– mais qu’est-ce qu’il se passe?
– ooh la maison brûle oooh, descendez vite, la maison brûle.

Rapidement, les responsables des trois familles se sont consultés et ont organisé les actions à entreprendre.
– Faire sortir tout le monde et mettre les enfants à l’abri
– Dégager les voitures de la cour
– organiser une chaîne avec des seaux d’eau et l’aide des voisins accourus pour aider.

La chaîne s’est formée rapidement pendant que nous les enfants attendions à distance. J’en avais encore jamais vu de ma vie, mais c’est assez impressionnant une chaîne humaine tentant d’éteindre un incendie, les seaux pleins qui arrivent, les seaux vides qui repartent, et avec une telle vitesse, les cris, l’excitation: impressionnant. Au début on voyait une petite colonne de fumée s’élever, puis au fur et à mesure, diminuer, s’estomper, et enfin disparaître.
Puis l’info libératrice qui vient de l’interieur de la maison et que la chaîne se passe, de maillon à maillon: « c’est bon, c’est eteint! ».

C’est bien beau tout cela, mais qu’est-ce que ce début d’incendie a à voir avec l’unité africaine, se demanderont les uns.
Ca y’est, c’est fait. Eddy est devenu complètement fou, renchériront les autres.
C’est pas grave, tu restes quand même notre Eddy, soupireront les petites.

Je vous rassure, je suis encore en possession de mes moyens. La riposte contre l’incendie a été globale, concertation, union des forces, et action commune. Notre Afrique brûle, et ce n’est certainement pas en restant chacun dans nos appartements/pays (identités fictives en plus) que nous eteindrons l’incendie.
La catastrophe est globale, et nous devons l’appréhender globalement en transcendant cette balkanisation de l’Afrique. Surtout que la balkanisation fait PARTIE du problème.

La licorne dans ..

la mythologie.

Je viens d’apprendre que les forces francaises qui ont participé à l’agression militaire de la Cote d’Ivoire en 2004 vont vider les lieux. Je présume que vous vous rappellez tous de cette fameuse opération licorne au cours de laquelle la vaillante soldatesque a massacré des civils désarmés à l’Hotel Ivoire.

Dans la mythologie des tanga’ans, la licorne est une sorte de cheval doté d’une corne au milieu du front.
Une autre particularité de la licorne, c’est qu’elle entretient une relation singuliere avec un animal donné:

– elle le déteste cordialement.
– elle a le sabot suffisamment dur et aigu et la corne suffisamment acérée pour se battre contre lui.

Cet animal objet de sa haine, je vous le donne en mille, c’est ..
l’éléphant.

Un site qui vaut ..

le détour.

Il s’agit du site de la Word Digital Library: http://www.wdl.org sponsorisé par l’Unesco. L’idée est de numériser un certain nombre de documents à caractère historique et/ou culturel et de les mettre à la disposition de chaque internaute.

Bien sûr mon premier reflexe a été de regarder ce qu’ils avaient comme document sur le pays. Et boum, je tombe net sur un document de l’UPC intitulé la position de l’UPC vis-àvis de l’indépendance du Cameroun.

Quand je pense qu’il y’a près de 10 ans, je leur avais écrit pour demander ce qu’ils avaient comme documents sur Um Nyobe, les machoirons n’avaient même pas daigné me répondre.
Anyway, bien sûr je l’ai tout de suite téléchargé (sans?!). Je viens de terminer de le lire. Eh bien:

1. j’en ai la gorge serrée et la rrrage au ventre.
2. il me conforte plus que jamais dans ma position dans le débat sur les responsabilités que nous avions mené ici même.
3. Non mais les patriotes indépendantistes de l’époque me gagnent quoi. Je suis épaté, comment ils ont prédit avec exactitude vers quelle catastrophe on allait. La liberté aux conditions du bourreau n’est pas liberté.

Je vous recommande de le lire. Il n’est pas très long, à peine une dizaine de pages. Il est rédigé à la veille de la soi-disante indépendante et signé de Moumié Felix (empoisonné en Suisse par Bechtel, un agent francais), de Ouandie Ernest (fusillé à Bafoussam) et de Kingue Abel.

Lien du document .pdf

Torturers will not be ..

Prosecuted.

The american department of justice choosed not to prosecute the responsible for CIA-torture. In a letter to the officers of CIA (the letter can be found here) Obama wrote:

« the men and women of the CIA have assurances from both myself, and from Attorney General Holder, that we will protect all who acted reasonably and relied upon legal advice from the Department of Justice that their actions were lawful. The Attorney General has assured me that these individuals will not be prosecuted and that the Government will stand by them. »

Pityfull! Its a shame and the wrong and worst signal to send.

If waterboarder « relied upon legal advice from the Department of Justice that this action were lawful », well it happens to be wrong, and someone at the Department of Justice has to stand in front of a judge.

On the other side, maybe if all this guys were prosecuted, nobody would be left to run the store, and the CIA would have to be closed!

Avons-nous vraiment besoin..

d’une bourse des valeurs?

Faut-t-il vraiment que nous (re)copions beatement le systeme financier (banque, bourse, etc..) occidental?
La bourse est-t-elle vraiment une étape nécessaire sur la voie du développement?
Avec ces crises financières deci, delà, je m’interroge, je m’interroge.

I mean, on peut bien trouver un mécanisme pour attirer les investissements sans avoir besoin de passer par ce système de spéculations où les chiffres ne veulent plus rien dire, en tout cas, certainement pas création de richesse. Ou bien?

Pourquoi ne légifèrerait-t-on pas sur les tontines par exemple? Voilà un outil alternatif, bien connu localement, et qui a servi de levier à bien d’investissements. Ou bien l’état devrait-t-il au contraire laisser le système de tontines tel qu’il est et surtout ne pas mettre son nez (législation) là dedans?
La tontine rend chez nous, les services que la bourse rend chez les tanga’an, et, cerise sur le gâteau, sans cette abominable spéculation qui ne crée absolument AUCUNE richesse. AUCUNE.
Celui qui veut jouer avec son argent n’a qu’à s’inscrire au flotambo.