Coming soon: Maelys on Ubuntu

J’ai le plaisir d’annoncer la sortie prochaine de Maelys on Ubuntu (en abrégé MoU). MoU est un pack qui comprend le logiciel Maelys, son extension Doomedo, le tout dans un Linux Ubuntu préconfiguré avec quelques outils, dont un serveur web et un firewall. Il est disponible sous la forme d’un live CD installable, et d’une machine virtuelle. Dans la grande famille des Ubuntu-based OS, XUbuntu a été choisi pour sa légèreté.

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L’objectif de MoU est de permettre aux cybercafés qui veulent tester la solution Maelys de le faire sans avoir à réaliser une installation complète, soit en démarrant une machine physique sur le live CD, soit en exécutant la machine virtuelle. Ceux qui veulent adopter la solution pourront par la suite installer définitivement MoU sur leur machine, et dans le cas où ils désirent conserver Windows, ils peuvent continuer à utiliser la machine virtuelle.

MoU est la solution que nous apportons à un problème récurrent, celui de l’adoption de Linux par les utilisateurs, qui ont généralement cette crainte, somme toute légitime, de l’inconnu. MoU doit leur montrer que Linux c’est facile à utiliser, et qu’il est possible de le personnaliser à sa guise.

Pour terminer, j’aimerais donner un grand coup de chapeau à Julius qui a assuré la réalisation technique de cet outil. Merci champion!

Rest In Peace, Ivan Van Sertima ..

Ivan Van Sertima

We will miss you forever.

The man in his owns words:

You can’t take millions of people out of a continent, exploit and take their raw materials for hundred of years, misinform people, reduce them to state of semi starvation in many places, take the best minds out of the country, rip millions of people out of the hearth and belly of the country, and say, i wonder what happened to Africa.

Make no mistake about it. While it will be very difficult or perhaps impossible to change in any revolutionary way our economic situation for a long time to come, we can change our consciousness, and through consciousness, we can litterally change the world.

Most anthropologists, have been satisfied, to go looking for vanishing little tribes, the huga-buga and the luga-buga. And they go and they spent 6 months a year and they study all they know about the luga-buga. All their little rituals, and their dances, and their kingship system, who is my mother’s brother’s sister’s son etc, absolutely irrelevant, for any illuminating vision of african civilization.
And they come and extrapolate masses of things about it!
And so we have thousands and thousands of books about Africa that tells us absolutely nothing about the quintessential Africa.

We know very little, or rather we’ve known very little of the technology of earlier african, because of this concentration on primitives.

Maelys and Doomedo: what next?

Comme je le faisais remarquer dans le post précédent, il me semble que le moment est venu pour Maelys, surtout avec l’arrivée de Doomedo, de faire le bilan et de poser les bases pour passer une nouvelle étape. L’objectif étant de gérer tout le bazar de façon plus professionnelle, et aussi d’élargir les retombées des développements au délà de la simple satisfaction de faire un produit techniquement au point.

Avant d’aller plus loin, je voudrais revenir brièvement sur l’historique de Maelys. Au départ, en 2000-2001, il s’agit d’un défi technique d’un jeune diplômé qui veut comprendre, par la pratique, le cycle complet de développement d’un logiciel, de sa conception à sa distribution. Ensuite, lorsque les premiers utilisateurs commencent à faire des feedbacks, 2005-2006, l’aspect fonctionnel a pris le dessus. L’objectif est alors de faire un logiciel simple à installer et à utiliser, et qui s’adapte à des utilisateurs dont les besoins peuvent varier. Cet objectif a donné lieu à des choix tels que la transformation du module d’administration en application web, ou l’ajout d’un système d’extensions qui permet d’ajouter des fonctionnalités « à la carte ». À partir de fin 2008 enfin, il y a eu la dernière phase où l’objectif est de générer des revenus, même sans être forcément rentable (ce qui sera probablement l’objectif de la prochaine phase), avec notamment le service Doomedo.

Suite à ça donc, je me dis que Maelys, après avoir atteint une certaine maturité technique, doit maintenant s’attaquer à une nouvelle étape. Pour ça, il y a deux aspects sur lesquels je sais qu’il va falloir que je prenne des décisions, et je ne sais pas encore très bien lesquelles.

Il y a d’abord l’aspect communautaire. Maelys a bien un forum où ses utilisateurs interviennent de temps à autre, mais on ne peut pas dire que ceux-ci constituent réellement une communauté. C’est un peu chacun qui utilise Maelys dans son coin, et vient poser son problème quand il en rencontre un. En gros, il y a un manque de suivi et coordination. La grande question ici est de savoir comment faire pour créer une vraie communauté dans laquelle les utilisateurs se sentent réellement impliqués, et qui soit reconnue comme telle. Un corollaire doit être ajouté  à cette question, qui concerne en particulier les utilisateurs en Afrique, puisque c’est eux la première cible du logiciel.

Ensuite, il y a les aspects marketing et rentabilité qui je dois l’avouer n’ont jamais vraiment été sérieusement pris en compte. Pour poser la question avec des termes connus, je dirais simplement: quel modèle économique pour Maelys? Il y’en a bien sûr un qui se dégage avec Doomedo, mais pourrait-on en trouver d’autres? Quels avantages, risques et inconvénients? Comment faire de Maelys une marque?

Hommage à Ivan Van Sertima..

Décédé le 25 Mai dernier.
Ivan Van Sertima
J’ai appris avec grande tristesse le décès de ce grand homme, dont la contribution aux humanités classiques africaines est inestimable. Après avoir hésité quelque peu sur la forme à donner à mon hommage, je me suis résolu à faire simple, sans chichis.

Ivan Van Sertima est originaire de Guyana – anciennement Guyanne britannique – et est l’auteur entre autres du fameux ouvrage « Ils sont venus avant Colomb » (orig. They came before Columbus), où il explique que des africains ont débarqué sur le continent américain bien avant la farce « Christophe Colomb » [1].
Il a également écrit « Les noirs dans les sciences » (orig. Blacks in Sciences), où il reprend les contributions des noirs dans les sciences aussi bien dans la passé que dans le temps présent. Contributions, hélas, inconnues de la plupart des africains abreuvés que nous sommes, aux à-priori et formatages occidentaux [2].

Ivan Van Sertima gérait également le Journal des Civilisations africaines [3], tâche que sa femme entend bien continuer.

Bon pied la route, Van Sertima.
Tu nous manqueras à jamais.


[1] Au fait, petit divers en passant, Colomb n’aurait jamais posé son pied sur le continent américain. Il serait arrivé aux côtes de Cuba en fait.

[2] Combien d’entre nous savent par exemple que le vaccin antivariolique était administré en Afrique bien avant qu’il ne soit connu aux USA et en Europe?
-> http://www.sciencemuseum.org.uk/broughttolife/people/onesimus.aspx

[3] http://www.journalofafricancivilizations.com

A moins un…

Comme aurait dit le Prési, à moins un!

Nessa que l’autre jour, je me promène comme d’habitude sur le web (moteurs de recherche, forums, etc.) pour entendre un peu ce qui se dit de Maelys. Et là, je tombe sur cette annonce. Ainsi donc, il y a eu quelqu’un quelque part qui était prêt à débourser 500 euros pour se faire un installateur Linux pour Maelys. Il a dû bénir la philosophie du Libre, le mec, le jour où il est revenu sur le site de Maelys et c’est rendu compte que les fameux installateurs y étaient disponibles… gratuitement. 500 euros économisés, en ces temps de crise, c’est pas rien!

Quand le taco te laisse au carrefour, tu descends vers le ..

Marché. c’est la 1ere maison à droite après le bar ‘Jamais sans ma beaufort’.

Pour ceux qui wanda sur moi, eh bien le titre de ce post renvoie à un processus de localisation geographique au mboa.
Chez moi au camer, y’a pas de que « 17 rue des acacias ». Si en montant dans un taxi, tu lances au chauffeur « 27, rue des hibiscus », sa réponse variera entre
– « rue des hibiscus c’est encore où non mon frère? »
– et « mouuf, salade, tu crânes avec qui, sors de mon taxi ».
Mais si tu lui dis « Carrefour Obili » ou « Montée Ane-rouge », là il comprend.

Je ne compte plus les bars et les carrefours que j’ai dû ‘compter’ (admirez la tautologie. Alors, c’est les nous qu’on est expert tautologue) les mercredis après-midi quand il fallait retrouver la piaule d’un cota ou d’une mbindi.
Le plus cocasse c’est quand il t’avait donné « son addresse » – loool, facon de parler – en début du trimestre genre en Mars, et ce n’est qu’en Mai que tu lui rendais visite.
Entre-temps, le salon de coiffure que tu devais passer à gauche était devenu pressing, et la barrière rouge – qui en fait était couleur ocre de la couche antirouille – était devenue bleue.
Ajoutez à cela le fait qu’il n’y avait pas de tel. portables à l’époque, et vous comprendrez les petits miracles au quotidien. Parce que bien sûr, on finissait toujours par retrouver la piaule.

Bien sûr il y’avait également l’aide non négligeable des voisins. Pour peu que tu sois dans le bon quartier, proche du but, et que tu fournisses quelques indices (« il fréquente à Vogt », « leur père est gendarme », « je cherche une certaine Cathy ») les voisins et riverains vous mettront toujours sur la bonne voie.

Ma mater en usait et abusait, ce qui avait le don de nous exaspérer, parce qu’elle avait tendance à donner trop de détails.
Mon pater lui c’était l’opposé, il demandait rarement le chemin. Déjà la patience n’était pas forcément son truc, donc quand on commencait à tourner en rond un genre trois styles là, les nerfs se tendaient direct.

Certes cela a un côté ludique, comme ca, de jouer à la chasse au tresor pour retrouver la piaule de quelqu’un à partir d’indices aussi exaltants que le nombre de ponts à traverser et de bars à contourner, mais quand même, je pense qu’on devrait revoir tout cela, adopter une nomenclature pour les rues, et surtout l’appliquer conséquemment.