Élu(e)s ..

Du Peuple.

Il y’a quelques temps, j’ai rencontré tout à fait fortuitement un brada originaire de ce que les tanganns ont appellé « l’Angola ». Nous avons un peu divéré et il se trouve qu’il est (aussi) panafricain, très favorable à une langue commune africaine de travail. Ca m’a fait du bien de me rendre compte que certaines idées ne semblent pas farfelues à tout le monde. Enfin bref, *passons*

Il avait un point de vue assez interessant sur le choix de hauts responsables qui ont à charge les affaires publiques (membres du gouvernement, dirigeants d’entreprises publiques, hauts fonctionnaires internationaux, etc..)

Eh bien d’après lui, ne devraient avoir le droit d’occuper ces postes, que ceux qui auraient déjà été élu au moins une fois dans leur vie à un poste électif (conseiller municipal, maire, député, gouverneur, etc).
Parce que comme cela, ils pourraient se targuer d’une certaine légitimité venant du peuple.

En bon camer qui se respecte, toujours prompt à la contestation, j’ai naturellement émis une ‘chtite objection. Déjà que c’est pas facile de trouver des bons, si en plus il faut ajouter des conditions. Eh bien il proposait, comme exception à la règle, que la désignation de ceux qui n’avaient jamais eu de mandats électifs devrait être soumise à l’approbation de l’assemblée, qui est l’émanation du peuple.

Je ne sais pas, mais quelque part, j’ai quand même l’impression que c’est un peu trop de formalités.

En plus, y’aurait-t-il pas une immiscion du pouvoir législatif sur le pouvoir executif? Quoique, l’executif nomme bien des responsables législatifs ou judiciaires lui! Alors pourquoi le legislatif n’aurait-t-il pas droit de véto sur ces nomminations?

Publicités

La citation du jour

Lorsque vous faites quelque chose et que ça ne marche pas, il faut savoir pourquoi ça n’a pas marché.
Et lorsque vous faites quelque chose et que ça marche, il faut savoir pourquoi ça a marché.

M. Minka, Professeur.

Voici un conseil plein de sagesse que nous avait donné un enseignant, et que je n’ai jamais oublié. Il faut dire qu’il avait mille fois raison, et c’est d’ailleurs en ce sens que Nâzim Hikmet, dans son poème, reproche à son frère d’être plus drôle que le poisson qui vit dans la mer sans savoir la mer.

2 ans déjà!

C’était le 14 septembre dernier. Cela faisait exactement 2 ans que ce petit bout de chou illumine ma vie.

Pour l’occasion donc, j’ai été à sa crèche pour partager son gâteau avec ses petits copains, et c’est là que cette photo a été prise.

Maelys & Dad
Maelys & Dad

PS1: Le 14, c’est la petite, et le lendemain, c’est autour de Dad de tourner une page de plus.

PS2: Peut-être trouverez-vous que le flou n’est pas très artistique, mais j’adoooooore!!

Quelle(s) responsabilité(s) .. (3)

Africaine(s) ?!

Voici ce qu’un ministre des affaires étrangères francais, du nom de Louis de Guiringaud, déclarait dans l’hebdomadaire l’Express (un journal francais, i guess) du 15 décembre 1979:

« L’Afrique est le seul continent qui soit encore à la mesure de la France, à la portée de ses moyens. Le seul où elle puisse encore, avec cinq cents hommes changer le cours de l’histoire. »

Je relis, pour les plus-royalistes-que-le-roi du fond, qui ont oublié leurs lunettes d’autoflagellation à la maison:
le seul où elle puisse encore, avec cinq cents hommes, changer le cours de l’histoire.

On est en 1979, on se rappelera que quelques mois plus tôt, le 1er RPIMA francais était allé à Bangui installer David Dacko démocratiquement élu par le peuple centrafricain.

Un vieux comme ..

Toi!

Tel fut le commentaire de mon frangin, alors que je me réjouissais de la baisse du prix de la console de jeux que je convoite depuis si longtemps. De pratiquement 500,- EUR au départ, elle ne coûte plus « que » 300,- EUR depuis le 1er septembre. C’est-t-il pas mignon ca?

Non non, cela ne lui a pas semblé mignon. Au lieu de se réjouir avec moi, cet empêcheur de guillo en rond m’a guetté de pied en cape, puis m’a lancé un: « un vieux comme toi, tu cherches quoi derriere les consoles »?

Un villaps comme ca, et pis d’abord c’est devant les consoles. J’ai jamais vu quelqu’un jouer derriere une console. C’est devant la console qu’on joue.
Ensuite qu’est-ce qu’il y connait lui, à la joie d’une course automobile virtuelle, d’effectuer un dépassement au dernier moment avant la courbe en envoyant l’autre pilote dans les bois?
Qu’est-ce-qu’il y connait, lui, à la *vicieuse* satisfaction d’envoyer son armée d’archers, de paladins et de trébuchets (AoE2 represents!) dégommer un à un, les bâtiments du joueur adverse?
Qu’est-ce qu’il y connait à la joie du sniper tapi dans un blockhaus (bf1942 represents) et qui descend les joueurs adverses les uns après l’autres? (Oui je sais. bouh shooting game pas bien!) La jubilation de les lire pester leur frustration (sh*t! les gars ils ont un sniper quelque part, lool).
Qu’est-ce qu’il y connait à la joie de soupconner tout joueur en ligne plus fort que toi de tricher, et de se faire traiter de tricheur par celui là que tu viens de rosser?
Qu’est-ce qu’il y connait à la joie, d’entendre au beau milieu de la nuit, résonner dans son headset l’accent d’une sista qui commente ses pertes au combat (« ho koloko kolokolo oooh. *tchiirp* ouaiis kèèè ».)
*à terre de lap* De tous les 20 millions de camers, ca doit etre la seule go qui guillo en ligne et qui piffe les jeux de stratégie en temps réel (chère blueswoman, speciale dedicace, hope you’re doing well). Le hasard fait souvent les choses.

Quelle(s) responsabilité(s) .. (2)

Africaine(s) ?!

Je ne peux m’empêcher de repenser à mon billet que j’intitulais « Quelle(s) responsabilité(s) africaine(s)? » et le débat (acharné?) qui a suivi.
Entretemps il y’a eu la succession Bongo.
Entretemps il y’a eu l’interview de R. Bourgi.
Entretemps il y’a eu une foison d’articles et de réactions sur le net, d’articles sur et autour de la Francafrique, articles sur les mécanismes qui ont conduit à la néocolonisation, notamment l’excellent article de Theo sur rue89, où il analyse pourquoi la rue africaine conspue la France. D’ailleurs au-delà de l’article, ce sont les commentaires et réactions à son article qui sont édifiants à plus d’un titre.

Alors,sans vouloir relancer le débat, je ne peux m’empecher de repenser à mon billet d’alors, et de sourire.
Non, ce n’est pas du triomphalisme.
Si je souris, c’est de douleur.

La plus drôle des créatures

Comme le scorpion, mon frère,
tu es comme le scorpion
dans une nuit d’épouvante.
Comme le moineau, mon frère,
tu es comme le moineau
dans ses menues inquiétudes.
Comme la moule, mon frère,
tu es comme la moule
enfermée et tranquille.
Tu es terrible, mon frère,
comme la bouche d’un volcan éteint.

Et tu n’es pas un, hélas,
tu n’es pas cinq,
tu es des millions.
Tu es comme le mouton, mon frère,
quand le bourreau habillé de ta peau,
quand le bourreau lève son bâton

tu te hâtes de rentrer dans le troupeau
et tu vas à l’abattoir en courant, presque fier.
Tu es la plus drôle des créatures, en somme,
plus drôle que le poisson
qui vit dans la mer sans savoir la mer.
Et s’il y a tant de misère sur terre,
c’est grâce à toi, mon frère.
Si nous sommes affamés, épuisés,
si nous sommes écorchés jusqu’au sang,
pressés comme la grappe pour donner notre vin,
irai-je jusqu’à dire que c’est de ta faute? Non,
mais tu y es pour beaucoup, mon frère.

Nâzim Hikmet