Symptomatique d’un ..

État d’esprit.

Il y’a quelque temps j’étais arrivé à la conclusion que nous avons perdu notre aptitude à travailler en équipe. Je crois que quiconque a vu le match opposant le Cameroun au Japon dernièrement en a eu l’illustration parfaite. Quand je lis tout ce que je lis sur les lions en AfSud, eh bien je suis plus que jamais convaincu que nous ne savons plus travailler ensemble.

Et cela ne se limite absolument pas au football.
Tant de fois j’ai vu des projets communs capoter à cause d’un égo demesuré mal placé, ou d’une critique percue comme attaque personnelle. Trop de fois j’ai vu un camer préférer mettre en l’air le projet sur lequel nous travaillons ensemble depuis des mois, simplement parce que ce n’est pas son nom qui est devant, ce n’est pas lui qu’on encense, ou encore il a des problèmes d’égo avec un autre dans le groupe.
Cet égoisme est symptomatique d’un certain état d’esprit: celui d’arriver dans un projet d’équipe, en ne pensant qu’à ce que JE gagne, qu’est-ce que c’a M’apporte, quel sera MON gain.

drum major in parade

Drum major leading a parade

Il ne faut pas tirer sur les footballeurs sprécialement. Nous sommes tous comme cela. Dr. Martin Luther King appelle cela le ‘drum major instinct’, que je traduirais en ‘syndrome du tambour major’ (je rappelle, aux dormeurs du fond, le tambour major c’est celui qui dans les défilés défile en général devant son groupe, soit en jonglant un baton, soit en jouant d’un tambour).

Simplement certains transcendent leur instinct de tambour major et mettent l’intérêt général devant. D’autres n’arrivent pas à penser à quiconque autre que soi-même.

Ceux qui croient qu’on a déjà atteint le fond vont dans le coin là me faire 50 pompes. Non chers amis la honte continue. Parfois, et c’est ce qui rend les choses vraiment pathétiques, on commence déjà à se bagarrer pour les attalakus, alors que le projet n’est même pas encore commencé. Imaginez un athlète du 100m qui veut déjà la médaille avant même d’avoir courru.

Haiti, la ..

Détestée!

Les grandes douleurs sont muettes

Chuut!

Si je n’ai rien dit jusqu’ici au sujet d’Haiti, c’est parce que les grandes douleurs sont muettes. Quand on sait ce qu’on sait sur Haiti, on ne peut qu’être en proie à la douleur.

Haiti, présentée comme la « première république nègre » a la particularité d’avoir été haie par les puissances d’alors, dès les premiers instants de sa création. Son enfantement s’est fait dans la douleur, le sang et le sacrifice, et dès sa naissance, elle n’a été entourée que de malveillance et de haine.

Haiti sur la carte

Haiti n’était pas la bienvenue dans le concert des nations libres, parce que dans le contexte de sa naissance (on est en 1804 en pleine traite négrière), elle représentait un idéal de liberté pour un peuple noir empêtré depuis tant de siècles, dans les chaînes de l’esclavage.
Or cet idéal de liberté, eh bien l’esprit négrier de l’époque ne pouvait le tolérer.

Exactement comme
– les Etats-Unis n’ont pas toléré un Allende « patriote »,
– l’URSS n’a pas toléré une Tchécoslovaquie « socialiste » (printemps de Prague),
– la Belgique pas toléré un Lumumba défendant les intérêts congolais,
– la France n’a pas toléré une Indochine libre et indépendante,
– sous l’esclavage on ne tolérait pas que des noirs sachent lire ou écrire,
et bien les puissances dans leur logique négrière ne pouvaient tolérer une république de femmes et d’hommes noirs, libres et maîtres de leurs destin.

C’est dommage que l’Afrique n’ait pas pu dans le passé, et ne puisse pas dans le présent venir en aide à Haiti, la soutenir et la proteger. Vu l’état de délabrement dans lequel nous nous trouvons, vous me direz que ce serait déjà bien si on se venait en aide à nous-même. Et je vous répondrais:

Haiti c’est nous-même !

Retire tes sous, et ..

Va voir ailleurs !

Vous avez entendu parler de ‘Move your money’, ce mouvement d’humeur (de protestation) aux USA? L’idée en fait c’est de fermer son compte bancaire, pour ceux qui l’ont dans l’une des big five (les plus grosses banques amerloques) et de l’ouvrir dans une petite banque locale.
Parce que les gens sont excédés et en ont un peu marre des pratiques de filous (du genre votre banque vous incite ardemment à vivre au dessus de vos moyens, ou bien vous facture des prestations bidons, genre frais de virement, alors que vous avez fait le virement par online banking).

Je vous le dis moi, au delà d’une certaine taille (financière), les multinationales sont nuisibles, plus nuisibles qu’utiles. Entre une vipère et une multinationale .., remember?!

Liens.:
Site officiel de ‘Move Your Money’
Un article du Huffington Post là dessus

Je n’ai pas peur des ..

Chinois!
Doucement mesdames, avant de vous répandre en youyous et en attalakous, cette déclaration héroique n’est pas de moi.

En fait, j’ai visionné il y’a quelques temps un reportage de Arte sur l’Amerique, qui vit à crédit. On y brossait un tableau pas très reluisant du surendettement des ménages americains, avec bien sûr un passage obligé à Détroit, chez General Motors.
Et là, il y’avait un américain qui disait donc qu’il n’a pas peur des chinois. Si les chinois, là je reprends son argumentation, sont plus compétitifs, c’Est juste parce qu’ils n’ont pas à se soumettre aux mêmes normes de sécurité qu’eux (eux = amerloques), et que à cadre égal, il n’avait pas peur d’eux.

Bien sûr, tout de suite je lui ai posé mentalement une question. Serait-t-il d’accord de ne plus recevoir aucune subvention de l’Etat? Serait-t-il d’accord de ne plus faire jouer l’armée et les services secrets dans des coups tordus pour s’ouvrir les marchés à coup de canon? [On se rapellera que les USA, par leur CIA, ont destitué Salvador Allende parce que la Fruit Company, ou che pas moi comment ces truands se nomment, estimait qu’Allende était un risque pour leur bizness]

Réalise-t-il vraiment ce que cela signifie de devoir lutter à armes égales désormais?

Entre une multinationale et une vipère venimeuse ..

Tue d’abord la multinationale.

C’est la plus dangereuse des deux.
Les multinationales, en tout cas dans leur forme et philosophie actuelle, représentent un danger pour les états en général, et un poison pour l’Afrique en particulier. Aie! Je sens que je ne vais pas me faire que des amis avec ce billet. Mais tant pis, les petites me soutiennent.

En effet, les multinationales
– ne sont mues QUE par l’intérêt privé (c’est pas une critique, je constate!).
– ont accumulées pour certaines, une fortune telle, qu’elle représentent des dangers potentiels pour les états

Je ne leur en veux pas de ne penser qu’à leurs intérêts particulier, c’est de bonne guerre. Mais là où le ninja boîte, c’est que
– ces intérêts PARTICULIERs sont hélas la plupart du temps aux antipodes de l’intérêt général.
– et ces entreprises exercent activement une influence négative sur les politiques, mettant ainsi des moyens de l’Etat au service de leurs besoins particuliers.

Petite info en solo, savez-vous qui a mis la pression sur le kaiser allemand pour qu’il s’approprie la côte au bord du Wouri? Eh bien, ce sont deux puissantes maisons commerciales (on parlerait de multinationales aujourd’hui) C. Woermann à Hambourg qui fantasmaient sur nos matières premières, notamment le caoutchouc.

Les multinationales ont largement démontré qu’elles sont des dangers pour nos états, par le passé, continuent de nous le démontrer présentement, et il n’y a aucune raison pour que cela change dans le futur.

Voici pour terminer, deux exemples, l’un évoque les fonds vautour, et l’autre cette sombre affaire de juges corrompus aux tazunis, qui ont touché des millions de dollars afin d’envoyer des enfants innocents dans des prisons privées (tu m’étonnes qu’elles sont privées !!). Les liens ne sont plus très actuels, mais pas d’inquiétude, l’information est une denrée non périssable.

A few links:
Article de Radio Canada sur cette affaire de corruption de juges
Article de l’Express Plus sur les fonds vautour
Article du CADTM sur les fonds vautour

Etrange conception du Fair- ..

Play!

J’ai horreur quand l’actualité me rattrappe comme cela. En effet, après la suspension de Flavio Briatore, je me proposais de faire un billet sur la tricherie en général, et la tricherie dans le sport en particulier. Et voilà que l’actualité me prends de vitesse.
Imaginez un match de handball entre A et B. On joue la dernière minute de la partie, et alors que l’équipe A fonce vers les buts, l’entraineur de l’équipe B fait irruption sur le parquet et bouscule l’attaquante.
Regardez plutôt:

Comme si cela ne suffisait pas, au lieu de la fermer et de se terrer dans son coin, non seulement le triste sire trouve cela drôle et nous montre les chicots dégoûtants de ses attrappe-maniocs pestilentiels là, mais en plus, il déclare tout fier de lui, dans une interview après-match, que c’était la seule facon de sauver son équipe, et que techniquement, c’est ce qu’il fallait faire.

Quelle(s) responsabilité(s) .. (2)

Africaine(s) ?!

Je ne peux m’empêcher de repenser à mon billet que j’intitulais « Quelle(s) responsabilité(s) africaine(s)? » et le débat (acharné?) qui a suivi.
Entretemps il y’a eu la succession Bongo.
Entretemps il y’a eu l’interview de R. Bourgi.
Entretemps il y’a eu une foison d’articles et de réactions sur le net, d’articles sur et autour de la Francafrique, articles sur les mécanismes qui ont conduit à la néocolonisation, notamment l’excellent article de Theo sur rue89, où il analyse pourquoi la rue africaine conspue la France. D’ailleurs au-delà de l’article, ce sont les commentaires et réactions à son article qui sont édifiants à plus d’un titre.

Alors,sans vouloir relancer le débat, je ne peux m’empecher de repenser à mon billet d’alors, et de sourire.
Non, ce n’est pas du triomphalisme.
Si je souris, c’est de douleur.