Beasts of no nation

Many leaders as you see dem
Na different disguise dem dey-oh
Animal in human skin
Animal I put-u tie-oh
Animal I wear agbada
Animal I put-u suit-u

Publicités

Supplique pour être enterré

La Camarde qui ne m’a jamais pardonné
D’avoir semé des fleurs dans les trous de son nez
Me poursuit d’un zèle imbécile.
Alors cerné de près par les enterrements
J’ai cru bon de remettre à jour mon testament
De me payer un codicille.

Trempe dans l’encre bleue du Golfe du Lion
Trempe, trempe ta plume, ô mon vieux tabellion
Et de ta plus belle écriture
Note ce qu’il faudra qu’il advînt de mon corps
Lorsque mon âme et lui ne seront plus d’accord
Que sur un seul point: la rupture.

Balade avec Donny Elwood

Tout a commencé ce jour où, las de subir les affres de la crise économique dans cette ville, j’ai décidé, avec mon chien Dick, de retourner au village. Avec toutes ces terres vierges, je pensais bien trouver de quoi vivre.

Avais-je pris la bonne décision? J’en doutais de plus en plus. Je suis donc retourné en ville, toujours aussi décidé à me battre. Je dois dire que ça n’a pas été facile. Du moins, jusqu’à ce jour où la nouvelle est tombée: mon frère est en haut. Comme vous le savez tous, quelqu’un devient quelqu’un derrière quelqu’un.

Vivre riche au milieu de toute cette misère, ça comporte bien des avantages, mais c’est loin d’être le top. Paris, c’est beau, c’est grand, et c’est ce qu’il me faut. Juste à ma taille, quoi. Et pourtant, si on m’avait dit que j’allais tomber des nues, j’avoue que je l’aurais jamais cru.

Alors que faire? Rentrer au pays, ou rester malgré tout? Je sais pas encore, mais je suis sûr de mes atouts. Qu’un mec négro et beau (JBB, comme dirait cette chère Lenaelle) comme moi n’arrive pas à se faire une place au soleil, où qu’il soit, ce serait quand même un comble!

Je sais d’où je viens, j’en suis fier. Je sais où je vais, je me retrousse les manches.

Trouble sleep, Yanga wake am

Il s’appelait Fela Anikulapo Kuti, et de mémoire d’Africain, aucun musicien n’aura jamais autant marqué son époque. Il s’appelait Fela, et aujourd’hui je passe rarement une journée sans l’écouter. The Black President.

Trouble sleep, Yanga wake am.

Ceci est un extrait de l’album Red Hot+Riot, sorti en 2002 en hommage à l’artiste. Avec les voix de Baaba Maal et Taj Mahal.

A l’instar de Red Hot+Riot, de multiples hommages ont déjà été rendus à Fela, ou plus précisément à son oeuvre musicale. Par contre, je trouve que son message est en train de se perdre. Et c’est dommage, parce qu’à mon avis, c’est l’un des très rares Africains à avoir mené le juste combat, et surtout sans jamais faillir malgré tout ce qu’il a pu subir.

Promis, un de ces quatre, lorsque l’inspiration sera au rendez-vous, je prendrai ma plus belle plume pour lui offrir mon humble hommage.