Doomedo sur Africa 2.0

J’ai récemment eu l’honneur d’être interviewé par Etum sur son blog Africa 2.0 pour présenter Doomedo, et parler de ses perspectives de développement.
Pour lire l’interview, c’est par ici.

Cette interview marque le début d’une nouvelle phase dans le développement de Doomedo, dont l’objectif est désormais de s’étendre dans d’autres pays d’Afrique francophone après presque deux années sur le marché camerounais. Doomedo est donc à la recherche de partenaires pour accompagner son expansion en Côte d’Ivoire, Sénégal, Gabon, Congo, Bénin, Togo, etc.
Les entrepreneurs intéressés par un partenariat sont invités à prendre contact pour en discuter, à l’adresse partner@doomedo.com ou contact@doomedo.com.

J’en profite pour tirer un coup de chapeau à tous les membres de la Core Team et aux partenaires Doomedo pour tout le travail abattu jusqu’ici, et dire merci à tout ceux qui nous ont soutenus. Merci à toi aussi, Etum.

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Maelys and Doomedo: what next?

Comme je le faisais remarquer dans le post précédent, il me semble que le moment est venu pour Maelys, surtout avec l’arrivée de Doomedo, de faire le bilan et de poser les bases pour passer une nouvelle étape. L’objectif étant de gérer tout le bazar de façon plus professionnelle, et aussi d’élargir les retombées des développements au délà de la simple satisfaction de faire un produit techniquement au point.

Avant d’aller plus loin, je voudrais revenir brièvement sur l’historique de Maelys. Au départ, en 2000-2001, il s’agit d’un défi technique d’un jeune diplômé qui veut comprendre, par la pratique, le cycle complet de développement d’un logiciel, de sa conception à sa distribution. Ensuite, lorsque les premiers utilisateurs commencent à faire des feedbacks, 2005-2006, l’aspect fonctionnel a pris le dessus. L’objectif est alors de faire un logiciel simple à installer et à utiliser, et qui s’adapte à des utilisateurs dont les besoins peuvent varier. Cet objectif a donné lieu à des choix tels que la transformation du module d’administration en application web, ou l’ajout d’un système d’extensions qui permet d’ajouter des fonctionnalités « à la carte ». À partir de fin 2008 enfin, il y a eu la dernière phase où l’objectif est de générer des revenus, même sans être forcément rentable (ce qui sera probablement l’objectif de la prochaine phase), avec notamment le service Doomedo.

Suite à ça donc, je me dis que Maelys, après avoir atteint une certaine maturité technique, doit maintenant s’attaquer à une nouvelle étape. Pour ça, il y a deux aspects sur lesquels je sais qu’il va falloir que je prenne des décisions, et je ne sais pas encore très bien lesquelles.

Il y a d’abord l’aspect communautaire. Maelys a bien un forum où ses utilisateurs interviennent de temps à autre, mais on ne peut pas dire que ceux-ci constituent réellement une communauté. C’est un peu chacun qui utilise Maelys dans son coin, et vient poser son problème quand il en rencontre un. En gros, il y a un manque de suivi et coordination. La grande question ici est de savoir comment faire pour créer une vraie communauté dans laquelle les utilisateurs se sentent réellement impliqués, et qui soit reconnue comme telle. Un corollaire doit être ajouté  à cette question, qui concerne en particulier les utilisateurs en Afrique, puisque c’est eux la première cible du logiciel.

Ensuite, il y a les aspects marketing et rentabilité qui je dois l’avouer n’ont jamais vraiment été sérieusement pris en compte. Pour poser la question avec des termes connus, je dirais simplement: quel modèle économique pour Maelys? Il y’en a bien sûr un qui se dégage avec Doomedo, mais pourrait-on en trouver d’autres? Quels avantages, risques et inconvénients? Comment faire de Maelys une marque?

Doomedo

Doomedo est un service qui propose aux clients des cybercafés en Afrique d’envoyer des SMS dans le monde entier. Ils achètent les crédits dans les cybercafés, et utilisent un logiciel mis à leur disposition pour envoyer leurs messages à partir d’un poste du cybercafé.

C’est en ces termes que le service que je lance en ce moment même est décrit sur le site qui lui est consacré. Le site en question est composé d’une page d’accueil qui a des allures de blog (et pour cause, c’en est un), une page de présentation, une page de documentation (en cours de rédaction) et un forum de discussion.

Comme sa description l’indique, il s’agit de vente de SMS dans les cybercafés en Afrique. En Afrique francophone, pour le moment, vu que le français est la seule langue disponible. Trois pays ont été choisis pour accueillir le service dans cette première phase de lancement : Le Cameroun, la Côte d’Ivoire et le Bénin. Il s’étendra progressivement dans la suite aux autres pays, y compris l’Afrique anglophone.

Doomedo va s’appuyer sur Maelys, un autre projet que je conduis depuis quelques années déjà.

Les domaines .tel vont être ouverts

Voici environ deux ans que l’ICANN, l’organisme qui s’occupe de la gestion des noms de domaine sur Internet, a approuvé les noms de domaines .tel. Deux ans après donc, les domaines .tel vont être ouverts, plus précisément à partir du 03 décembre prochain. Voir le planning.

Contrairement aux autres domaines, les domaines .tel servent à stocker des informations auxquelles une entreprise ou un individu souhaite donner accès. Cela peut être les numéros de téléphones, les adresses électroniques, les adresses de voip (Skype, Yahoo, MSN), la localisation géographique, et d’autres informations comme les adresses de sites web. Ces informations sont stockées directement dans les enregistrements DNS. Ce qui signifie que tout appareil connecté à Internet pourra y accéder, sans avoir besoin d’ouvrir une page web.

Avec ces nouveaux domaines, on peut imaginer que dans l’avenir au lieu de partager des numéros de téléphone, des emails ou des adresses de blogs, on ne partagerait que des domaines .tel. Ainsi lorsqu’on change de numéro de téléphone ou d’adresse, il n’est plus nécessaire d’en informer directement tous ses contacts; il suffit de mettre à jour son domaine. Mieux encore, les applications et les appareils compatibles pourront récupérer automatiquement ces informations quand on en a besoin.

La grande question qui se pose est celle de la confidentialité. Il semblerait, du moins d’après la compréhension que j’ai du sujet, que toutes les informations enregistrées dans un domaine .tel sont accessibles publiquement et sans restriction. En plus, ces domaines sont lancés alors que les logiciels grand public tels que Skype, Yahoo Messenger ou MSN ne sont pas encore compatibles. Encore moins les téléphones portables et autres PDA. On peut se demander si leur utilité n’en sera pas limitée.

Notons enfin que l’idée de centraliser toutes ses informations de contact sous une seule étiquette n’est pas nouvelle. Grand Central offrait déjà un service similaire (j’apprends à l’instant qu’ils ont été rachetés par Google).