Sixteen Tons

Saint Peter don’t you call me ’cause I can’t go
I owe my soul to the company store

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Old good ..

Days.

It always amazes me to discover, how much issues addressed in past movies are still accurate. Last weekend for example, i saw again ‘Smith goes to Washington’, adorable movie with Jean Arthur and James Stewart, directed by Frank Capra.

In a few words, it is the story of a guy, appointed as senator from his home state, and who went in Washington and discovered the hideous face of politic, with bribery, lies and personal profits.

A good old black and white movie from 1939, but so accurate..

Passage à vide

Comme avait dit l’autre, parfois il vaut mieux reculer pour mieux sauter. Et quel meilleur moment que l’approche des fins d’année; l’heure du bilan. Il fallait donc faire un bilan, ce qui a marché, pourquoi ça a marché, ce qui n’a pas marché, et pourquoi ça n’a pas marché. Et ensuite, prendre les bonnes résolutions. Mais ça, ça peut attendre; d’ailleurs l’année n’est pas vraiment finie, nessa?
Un bilan, c’est aussi l’occasion de faire un break, car comme a dit un célèbre blogueur, le corps n’est pas le fer. Question aussi de repartir avec un souffle nouveau, et des idées nouvelles.

Trêve de bilan, revenons à nos activités ordinaires, parce qu’il s’en est passé des choses dans le monde pendant que j’avais le dos tourné. Tony Musulin qui dribble des millions d’euros avec autant de dextérité que Messi dribble une défense adverse, la grippe A du virus pas du même nom qui entre information et désinformation finit par ne plus être dangereuse que parce qu’elle donne le tournis à la société, le gouvernement de France qui décide de plonger le bec dans la merde avec cette saloperie de débat sur l’identité nationale dont n’importe quel esprit à peu près sain ne saurait dire ce qui peut en sortir de bien, le Cameroun qui devient champion du monde de l’insécurité sur Internet, en attendant la coupe du monde de foot.

Mais tout ça finalement, c’est que des trucs normaux dans un monde normal. Ce qui a finalement retenu mon attention, c’est deux films récemment sortis dans les salles obscures. Non, non. À ceux qui ont manqué de s’étrangler avec la corde de leur clavier en lisant ça, je ne me lance pas dans la critique du 7e art. D’ailleurs les films en question, je ne les ai pas encore vus; ils ont juste attiré mon attention, comme je disais tantôt.

Lorsque j’ai entendu parler du premier, ça m’a tout de suite rappelé quand gamin, j’allais encore à l’école primaire. Sur le chemin du matin,  on trouvait de temps en temps un œuf cassé, avec plein de pièces de 5F à l’intérieur. Ce qu’on disait à l’époque, c’est qu’il fallait pas traverser par dessus, au risque d’être foudroyé par la mort dans les prochains jours. Dans The Box, ça se passe différemment: tu appuies sur un bouton, un inconnu meurt quelque part et tu touches $1,000,000.

Qu’aurait été ce scénario s’il avait été écrit par un blédard (expression que j’emprunte ici, juste le temps de cet article)? Au choix, tu « donnes » un parent et tu touches $1,000,000, tu marches nue dans la rue et tu touches $1,000,000, ou encore tu fais des trucs que ma mère m’en voudrait de décrire ici avec un serpent, et tu touches $1,000,000. Bref, les scenarii se multiplieraient à l’infini; et si le film a connu un flop relatif, c’est uniquement parce que le scénariste n’est pas allé travailler son histoire à la source. Évident, me direz-vous, et avec raison.

Le deuxième film m’a aussi rappelé des souvenirs, mais d’un autre type. Quand au lycée, je n’avais d’yeux que pour une fille qui n’avait d’yeux que pour un mec qu’elle vénérait pratiquement, sous prétexte qu’il a joué dans un film, et accessoirement qu’il avait une particule. Sacré Isaac de Bankolé, si j’avais pu te tenir à l’époque, je ne te dis pas le sale quart d’heure que tu aurais passé. Dire que j’ai même failli ajouter une particule à mon nom à cause de ça; qu’est-ce qu’on est con quand on est petit.

Mais tout ça, c’est du passé. J’ai maturé depuis, et j’ai pardonné. La preuve, j’ai été content de le voir à l’affiche de ce thriller psychologique et c’est avec plaisir que j’irai le voir. L’occasion aussi de découvrir le travail de ce Jim Jarmusch qui divise le monde du cinéma en deux.

La citation du jour

Lorsque vous faites quelque chose et que ça ne marche pas, il faut savoir pourquoi ça n’a pas marché.
Et lorsque vous faites quelque chose et que ça marche, il faut savoir pourquoi ça a marché.

M. Minka, Professeur.

Voici un conseil plein de sagesse que nous avait donné un enseignant, et que je n’ai jamais oublié. Il faut dire qu’il avait mille fois raison, et c’est d’ailleurs en ce sens que Nâzim Hikmet, dans son poème, reproche à son frère d’être plus drôle que le poisson qui vit dans la mer sans savoir la mer.

Un vieux comme ..

Toi!

Tel fut le commentaire de mon frangin, alors que je me réjouissais de la baisse du prix de la console de jeux que je convoite depuis si longtemps. De pratiquement 500,- EUR au départ, elle ne coûte plus « que » 300,- EUR depuis le 1er septembre. C’est-t-il pas mignon ca?

Non non, cela ne lui a pas semblé mignon. Au lieu de se réjouir avec moi, cet empêcheur de guillo en rond m’a guetté de pied en cape, puis m’a lancé un: « un vieux comme toi, tu cherches quoi derriere les consoles »?

Un villaps comme ca, et pis d’abord c’est devant les consoles. J’ai jamais vu quelqu’un jouer derriere une console. C’est devant la console qu’on joue.
Ensuite qu’est-ce qu’il y connait lui, à la joie d’une course automobile virtuelle, d’effectuer un dépassement au dernier moment avant la courbe en envoyant l’autre pilote dans les bois?
Qu’est-ce-qu’il y connait, lui, à la *vicieuse* satisfaction d’envoyer son armée d’archers, de paladins et de trébuchets (AoE2 represents!) dégommer un à un, les bâtiments du joueur adverse?
Qu’est-ce qu’il y connait à la joie du sniper tapi dans un blockhaus (bf1942 represents) et qui descend les joueurs adverses les uns après l’autres? (Oui je sais. bouh shooting game pas bien!) La jubilation de les lire pester leur frustration (sh*t! les gars ils ont un sniper quelque part, lool).
Qu’est-ce qu’il y connait à la joie de soupconner tout joueur en ligne plus fort que toi de tricher, et de se faire traiter de tricheur par celui là que tu viens de rosser?
Qu’est-ce qu’il y connait à la joie, d’entendre au beau milieu de la nuit, résonner dans son headset l’accent d’une sista qui commente ses pertes au combat (« ho koloko kolokolo oooh. *tchiirp* ouaiis kèèè ».)
*à terre de lap* De tous les 20 millions de camers, ca doit etre la seule go qui guillo en ligne et qui piffe les jeux de stratégie en temps réel (chère blueswoman, speciale dedicace, hope you’re doing well). Le hasard fait souvent les choses.

Après l’heure ce n’est plus ..

L’heure!

En mettant de l’ordre dans mes vieux disques durs, je suis tombé sur un fichier, créé le 12 mai 2003, si j’en crois son timestamp. Le fichier décrit un de mes projets de l’époque, qui répondait au doux nom de code: ‘blablabla’.

L’idée était simple. Après enregistrement, chacun dispose d’un canal où il peut écrire tout ce qu’il lui passe par la tête. Et en s’abonnant à un canal, on peut lire le blabla de l’auteur.

Eh bien la prochaine fois, je m’efforcerai de concrétiser un peu plus tôt, promis, juré.

Quand le taco te laisse au carrefour, tu descends vers le ..

Marché. c’est la 1ere maison à droite après le bar ‘Jamais sans ma beaufort’.

Pour ceux qui wanda sur moi, eh bien le titre de ce post renvoie à un processus de localisation geographique au mboa.
Chez moi au camer, y’a pas de que « 17 rue des acacias ». Si en montant dans un taxi, tu lances au chauffeur « 27, rue des hibiscus », sa réponse variera entre
– « rue des hibiscus c’est encore où non mon frère? »
– et « mouuf, salade, tu crânes avec qui, sors de mon taxi ».
Mais si tu lui dis « Carrefour Obili » ou « Montée Ane-rouge », là il comprend.

Je ne compte plus les bars et les carrefours que j’ai dû ‘compter’ (admirez la tautologie. Alors, c’est les nous qu’on est expert tautologue) les mercredis après-midi quand il fallait retrouver la piaule d’un cota ou d’une mbindi.
Le plus cocasse c’est quand il t’avait donné « son addresse » – loool, facon de parler – en début du trimestre genre en Mars, et ce n’est qu’en Mai que tu lui rendais visite.
Entre-temps, le salon de coiffure que tu devais passer à gauche était devenu pressing, et la barrière rouge – qui en fait était couleur ocre de la couche antirouille – était devenue bleue.
Ajoutez à cela le fait qu’il n’y avait pas de tel. portables à l’époque, et vous comprendrez les petits miracles au quotidien. Parce que bien sûr, on finissait toujours par retrouver la piaule.

Bien sûr il y’avait également l’aide non négligeable des voisins. Pour peu que tu sois dans le bon quartier, proche du but, et que tu fournisses quelques indices (« il fréquente à Vogt », « leur père est gendarme », « je cherche une certaine Cathy ») les voisins et riverains vous mettront toujours sur la bonne voie.

Ma mater en usait et abusait, ce qui avait le don de nous exaspérer, parce qu’elle avait tendance à donner trop de détails.
Mon pater lui c’était l’opposé, il demandait rarement le chemin. Déjà la patience n’était pas forcément son truc, donc quand on commencait à tourner en rond un genre trois styles là, les nerfs se tendaient direct.

Certes cela a un côté ludique, comme ca, de jouer à la chasse au tresor pour retrouver la piaule de quelqu’un à partir d’indices aussi exaltants que le nombre de ponts à traverser et de bars à contourner, mais quand même, je pense qu’on devrait revoir tout cela, adopter une nomenclature pour les rues, et surtout l’appliquer conséquemment.