Doomedo sur Africa 2.0

J’ai récemment eu l’honneur d’être interviewé par Etum sur son blog Africa 2.0 pour présenter Doomedo, et parler de ses perspectives de développement.
Pour lire l’interview, c’est par ici.

Cette interview marque le début d’une nouvelle phase dans le développement de Doomedo, dont l’objectif est désormais de s’étendre dans d’autres pays d’Afrique francophone après presque deux années sur le marché camerounais. Doomedo est donc à la recherche de partenaires pour accompagner son expansion en Côte d’Ivoire, Sénégal, Gabon, Congo, Bénin, Togo, etc.
Les entrepreneurs intéressés par un partenariat sont invités à prendre contact pour en discuter, à l’adresse partner@doomedo.com ou contact@doomedo.com.

J’en profite pour tirer un coup de chapeau à tous les membres de la Core Team et aux partenaires Doomedo pour tout le travail abattu jusqu’ici, et dire merci à tout ceux qui nous ont soutenus. Merci à toi aussi, Etum.

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Haiti, la ..

Détestée!

Les grandes douleurs sont muettes
Chuut!
Si je n’ai rien dit jusqu’ici au sujet d’Haiti, c’est parce que les grandes douleurs sont muettes. Quand on sait ce qu’on sait sur Haiti, on ne peut qu’être en proie à la douleur.

Haiti, présentée comme la « première république nègre » a la particularité d’avoir été haie par les puissances d’alors, dès les premiers instants de sa création. Son enfantement s’est fait dans la douleur, le sang et le sacrifice, et dès sa naissance, elle n’a été entourée que de malveillance et de haine.

Haiti sur la carte
Haiti n’était pas la bienvenue dans le concert des nations libres, parce que dans le contexte de sa naissance (on est en 1804 en pleine traite négrière), elle représentait un idéal de liberté pour un peuple noir empêtré depuis tant de siècles, dans les chaînes de l’esclavage.
Or cet idéal de liberté, eh bien l’esprit négrier de l’époque ne pouvait le tolérer.

Exactement comme
– les Etats-Unis n’ont pas toléré un Allende « patriote »,
– l’URSS n’a pas toléré une Tchécoslovaquie « socialiste » (printemps de Prague),
– la Belgique pas toléré un Lumumba défendant les intérêts congolais,
– la France n’a pas toléré une Indochine libre et indépendante,
– sous l’esclavage on ne tolérait pas que des noirs sachent lire ou écrire,
et bien les puissances dans leur logique négrière ne pouvaient tolérer une république de femmes et d’hommes noirs, libres et maîtres de leurs destin.

C’est dommage que l’Afrique n’ait pas pu dans le passé, et ne puisse pas dans le présent venir en aide à Haiti, la soutenir et la proteger. Vu l’état de délabrement dans lequel nous nous trouvons, vous me direz que ce serait déjà bien si on se venait en aide à nous-même. Et je vous répondrais:

Haiti c’est nous-même !

Copenhague 2009: mais que diantre ..

allions-nous faire dans cette galère?
Quelqu’un peut me dire ce que l’Afrique est allée faire à Copenhague?

Sa contribution à la pollution est tellement misérable que ce serait une insulte à nos intelligences de parler de réduction de la pollution africaine.

Elle n’a aucun moyen d’exiger quoi que ce soit, de proposer quoi que ce soit où d’influencer quoi que ce soit. L’arrogant occident est bien trop imbu de sa toute-puissance pour daigner accorder, une oreille, même distraite aux vermisseaux qu’il nous estime être.

Les sous en jeu sont tels que, même en rêve, les pollueurs ne penseront pas polluer moins. Quand le déferlement de produits alimentaires sur-subventionnés sur le marché africain a durablement fragilisé l’embryon de tissu industriel local, nous précipitant dans des zouks endiablés avec la famine, c’était haussements d’épaule et business as usual, alors, c’est pas parce que quelques crève-la-faim ont les pieds dans la flotte et dorment avec les requins, qu’ils vont changer quoi que ce soit.

Et donc, ma question. Mais que diable allions-nous faire dans cette galère?

Condamnés à..

la violence? Je m’explique..

Le problème de l’Afrique vient de la richesse de son sol et sous-sol. Nous connaissons les pratiques maffieuses autour du pétrole par exemple, pour ne citer que cette ressource (cf. les sept soeurs, leurs cousines européennes, etc.. voir aussi l’excellent documentaire de Arte je crois « le fabuleux voyage d’un baril de pétrole »).

Donc pour résumer un peu, l’Afrique est comme une banque pleine dont le coffre-fort est ouvert et le gardien absent ou désarmé. Alors forcément, les gens se servent. Les pillages ne cesseront que lorsque
– primo nous aurons conscience que notre malheur est directement lié à notre richesse. Eh oui parce que la plupart m’ont encore rien compris.
– secundo nous pourrons nous défendre. Or pour pouvoir se défendre il faut arriver à un pouvoir de nuisance, et donc de violence suffisant pour dissuader tout agresseur.

D’où ma question, sommes-nous condamnés à la violence?

Addendum (19.11.2008, 20:40):
1. Page wikipedia sur les sept soeurs

2. Vidéo Google: le fabuleux voyage 1/2

3. Vidéo Google: le fabuleux voyage 2/2